Flux
Articles
Commentaires

Un univers miniature d’une grande poésie, une référence commune aux contes, un matériau “parent” (le papier au lieu du carton). Merci à Madeleine Petite qui m’a présenté ce travail. Poursuivez votre visite sur le site Internet de Su Blackwell.

Su Blackwell : 2009, Out of Narnia

Su Blackwell est une artiste travaillant principalement dans le domaine du papier. La compagnie Su Blackwell Studio Ltd a été créée en 2011. Son œuvre est abondamment exposée. Elle collabore actuellement à un décor pour le Rose Theatre de Kingston et la production d’hiver de “La Reine des neiges”. Elle travaille également sur ​​un livre très spécial qui sera publié à l’automne 2012.

“Je travaille souvent sur la base des contes de fées et du folklore. J’ai commencé à faire une série de livres-sculptures, découpages des images de vieux livres pour créer des dioramas en trois dimensions, et les présenter dans des boîtes en bois.”

“Pour les illustrations découpées, j’ai tendance à préférer les jeunes filles comme personnages et les place dans des décors fragiles et hantés, reflétant le monde de l’enfance, la vulnérabilité, l’anxiété et l’émerveillement. Il y a une mélancolie tranquille dans mon travail, résultant du matériau et des couleurs subtiles employées.”

“Le papier a été un vecteur de communication depuis son invention ; que ce soit entre les êtres humains ou dans les tentatives pour communiquer avec le monde des esprits. J’emploie un matériau délicat et accessible, le soumet à un processus irréversible soulignant la précarité du monde que nous habitons, la fragilité de nos vies, de nos rêves et de nos ambitions.”

Su est représentée par la Galerie Long and Ryle à Londres.

Bonne année 2012 !

Que tous vos voyages – en cours ou à entreprendre, au sens propre comme au sens figuré – vous conduisent à un “port sûr” et à une “maison heureuse”.

Ou alors, comme dit le proverbe chinois : “Puissiez-vous [cette année] connaître et vivre (en) des temps intéressants”…

Carte de voeux 2012

Matières premières

Je vous en entretenais il y a quelque temps, de cette volonté (d’essayer) de me passer des produits industriels pour fabriquer moi-même mes colles, enduits et peintures, et tenter de faire de mes “maisons en carton” des produits un peu plus biodégradables ; un peu plus, parce que les colles industriels des cartons, les encres des papiers journaux…

Il n’est pas question ici de… coller à un air du temps dont ceux qui me connaissent savent que je me soucie assez peu, plutôt adepte de l’air de rien. Peut-être un retour aux sources puisque nombre des produits utilisés me ramènent à ma “bible” de jeunesse, soit l’indémodable “Technique de la peinture à l’huile” de Xavier de Langlais (du moins les chapitres consacrés à l’huile… et non à l’acrylique) : colle de peau, craie, plâtre, caséine, chaux, etc.
Et me ramènent aussi à la cuisine : œufs, farine, amidon, sucre, sel, riz…
Et aux bonnes odeurs : essences de lavande, de clous de girofle…

Papiers journaux encollésCette exploration qui dans l’avenir doit me permettre d’apporter des solutions aux immeubles parisiens miniatures et autres créations cartonnesques, est déjà menée pour refaire mon stock de “supports à peindre” : depuis longtemps j’apprécie les matières récupérées, par exemple 3 ou 4 feuilles de papiers journal collées ensemble ou sur du carton et enduites pour obtenir un truc plein de bosses et d’accidents genre parchemin. Une surface moins absorbante, moins intimidant aussi pour moi qu’un beau et cher papier aquarelle… que je me voudrais de gâcher ! Allons-y donc, voyons comment mettre au point des colles et enduits me permettant de me passer des colles vinyliques et autre gesso à senteurs ammoniaquées (quoiqu’avec le carbonate d’ammonium, on y retourne…).

Deux livres pour me guider :
- “Peintures et enduits bio” de Bruno Gouttry aux éditions Terre Vivante ;
- “Peindre et décorer au naturel, vol.1″ de Nathalie Boisseau aux éditions Alternatives.
Le deuxième offre davantage de “fiches cuisine”, mais le premier m’est apparu plus rigoureux (produire de la colle à la caséine à partir de fromage blanc plutôt que de caséine en poudre est amusant mais… voir réserves dans l’article qui sera consacré plus tard aux colles).

Et pas mal de sites Internet dont Esprit Cabane, et d’autres permettant de se procurer des produits (qui par ailleurs peuvent maintenant aussi se rencontrer dans certains magasins de bricolages) : La marchande de couleurs, Caseo, 123 MatièresEcodis.

Le laboratoire est ouvert. Et vos propres recettes (comme en pâtisserie, de vraies recettes, c’est-à-dire testées…) attendues.
Prochain article : sur les colles. À suivre !

GREEN IS BEAUTIFUL - illustration : la forêt des brigands - © 2011 jean-marc plumauzilleCoïncidence “significative” (comme dirait C.G. Jung) ? Alors que je me plongeais à deux mains dans mes archives artistiques et interrogeais  en quelque sorte le passé, une demande me ramène vers l’illustration. Peu de choses à voir avec les projets récents du “Paris en carton”, mais après tout il ne faut pas s’enfermer dans un style ou une manière. Faute d’atelier, le carton prend du retard, et le dessin offre cette liberté du peu de moyens et donc de pouvoir être exécuté sur n’importe quel coin de table…  Curieusement, j’ai repris l’illustration là où je l’avais laissée il y a bien des années : un univers clair/obscur empli de créatures et de divinités énigmatiques. D’aucuns y verront du sombre et de l’inquiétant, pour moi c’est du mystère, de l’«habité» et du possible. Un univers qui tend somme toute vers mes indémodables références : Gustave Doré pour l’illustration de contes, Le château des Carpathes de Jules Verne comme livre, Le conte des contes de Youri Norstein comme film d’animation. Je m’associe donc avec plaisir au projet GREEN IS BEAUTIFUL® pour tenter de commettre 6 illustrations sur le bel article d’Emmanuelle Grundmann au thème qui inspire : la forêt, refuge entre beaucoup d’autres des brigands.

GREEN IS BEAUTIFUL®, {web}magazine et think tank

Créé en 2007 pour construire un pont entre le monde scientifique et le monde artistique, afin de réunir les champs intellectuels, émotionnels et esthétiques autour de questions environnementales, GREEN IS BEAUTIFUL® est un magazine éthique et cohérent dans sa démarche : à consulter en ligne ou imprimer soi-même dans sa version éco-responsable, ceci afin de préserver notre l’environnement. On y trouve des écrits de qualité, qui remuent les méninges, poétisent le réel, ravivent les étincelles du Monde. Une grande place est laissée à la photographie et à l’illustration, parce que la création artistique nous emmène toujours plus loin.

Logo Green is Beautiful

Réseau d’experts basés sur Paris, Marseille, Toulouse, Bruxelles & Luxembourg, GREEN IS BEAUTIFUL® est aussi le seul think tank travaillant sur les stratégies et communication du Développement Durable, qui associe sur le même niveau d’exigence le fond et la forme des messages. Il met ainsi son expertise et son savoir-faire au service d’organisations désireuses de s’investir dans la réflexion qu’imposent les nouvelles attentes sociétales, au travers de ses quatre métiers :
- conception, fabrication d’outils de communication éco-responsables et d’une esthétique haut de gamme ;
- sensibilisation et formation interne aux thématiques du Développement Durable, de l’éco-innovation et de la biodiversité ;
- diagnostic et conseil en stratégies de Développement Durable et RSE ;
- accompagnement au changement des organisations ;

En savoir plus sur GREEN IS BEAUTIFUL®
S’abonner au magazine

Attirez les bêbêtes avec votre souris…

Phobie des araignées ? Apprivoisez votre peur !

Un chien à nourrir et à faire jouer.

Plus de gadgets sur le site de aBowman.

"Ne pas se couper les doigts..."

Dernier modèle réduit, inspiré mais de façon éloignée des immeubles qui se pressent devant le balcon de mon atelier provisoire du boulevard Poniatowsky, de l’autre côté des voies ferrées rouillées de la petite ceinture. On notera l’allure assez massive et carrée (due probablement à la découverte de nouveaux outils, la «règle» et l’«équerre»), contrebalancée par un toit très cheminesque*. Ici pas d’immeubles de guingois ; normal puisque les immeubles concernés sont relativement plus récents, datant du début des années 1900.

L’avant de l’immeuble ne m’ayant pas du tout inspiré, c’est uniquement le côté «cour» qui est reproduit, ce modèle n’a donc pas de verso. Dimensions : largeur 55 cm ; profondeur 21 cm ; hauteur 40 cm. Du fait des dimensions qui augmentent (et me laissent entrevoir la possibilité un jour de pouvoir habiter dans mes propres créations si je deviens SDF), on notera une certaine abondance de détails : croisées de fenêtres, lanterneaux par exemple.

* cheminesque, adj : se dit d’un toit qui par ses nombreux éléments (cheminées mais aussi lanterneaux, lucarnes, corniches, mitrons, etc.) invite au cheminement du corps, de l’œil ou de la pensée. (DicoPlumo)

Interruption temporaire. Probable prochain épisode : tests de colle de farine ou de riz, d’enduits au fromage blanc ou à la caséine, enduit à la colle de peau et à la chaux éteinte, peinture à l’oeuf, etc. Une drôle de cuisine…  À bientôt !

Voici quelques traces photo de l’étape carton pour les trois premiers modèles réduits. Quel plaisir ! Espérons que les étapes suivantes enrichiront cette belle matière sans l’abîmer…

Les dimensions pour vous donner une idée :
«Toits #1» : largeur : 25 cm – longueur : 35 cm – hauteur : 15 cm
«Vieux Paris #1» : largeur : 22 cm – longueur : 27 cm – hauteur : 28 cm
«Rue Galande» : largeur : 30 cm – longueur : 50 cm – hauteur : 35 cm
Comme vous le voyez, le dernier modèle – dont l’échelle est pour moi plus confortable (moins de minutie) – oriente vers des constructions de taille déjà maousse.

Nouveau modèle en cours avant les essais colles / enduits / peintures : “Petite ceinture #1″. À suivre !

Lectures…

Une lecture actuelle qui éloigne de Paris, mais offre un rapport certain avec les toits…

Toits de Moustiers Sainte Marie, photo P. Desvignes

“Les hommes sont bien malheureux, se disait Angelo. Tout le beau se fait sans eux. Le choléra et les mots d’ordre sont de leur fabrication. Ils écument de jalousie ou périssent d’ennui, ce qui revient au même s’il ne leur est pas donné d’intervenir. Et s’ils interviennent alors c’est la prime à l’hypocrisie et au délire. Il suffit d’être ici ou dans les solitudes que je traversais à cheval l’autre jour pour savoir où se trouvent les vrais combats, pour devenir très difficile sur les victoires à remporter. Somme toute pour ne plus se contenter de peu. Dès qu’on est seul les choses vous conduisent d’elles-mêmes et vous forcent toujours à prendre les chemins les plus durs à gravir. Mais alors, même si l’on n’arrive pas, quels beaux points de vue, et comme tout vous rassure.”

Le Hussard sur le toit, Jean Giono

Toits de Cucuron, photo de Jim Charlton

 

Paris miniature : construction d'un premier pâté de maisons

Le Paris en carton a commencé à se construire. D’abord, pour se faire la main, un ensemble de toits seuls, puis un premier pâté d’immeubles. Ma technique d’avancée “en favela” semble la plus appropriée, en tous cas pour moi la plus excitante : un mur, un immeuble, un toit, un autre mur par ci et par là, une autre maison, un autre toit, etc.  chaque élément appelant en quelque sorte le suivant. Le pâté s’arrête comme s’arrête un tableau, quand les modifications qu’on voudrait apporter enlèvent plus qu’elles n’ajoutent. Évidemment ce type de construction a plusieurs conséquences : si je m’appuie sur la foule d’éléments visuels dont je dispose, et si donc on retrouve ici ou là un toit, un immeuble, un recoin existant, la maquette a sa propre logique et ne reproduit pas un endroit donné. Tant mieux sans doute. Ensuite, et du fait même de cette construction par ajouts successifs, les modèles risquent davantage de correspondre à un “vieux” Paris plutôt qu’à la ville actuelle reflétant les planifications hyper organisées d’Haussmann. Bon, de toutes façons les choses iront où elles voudront aller, suivons le mouvement.

Toits et cheminées parisiens en cartonDans l’carton, tout est bon !

Pas de doute, il était temps de se remettre à la matière pour écarter les doutes naissant quant à ce projet de recréer des “maisons en carton”. Retrouver un vieux camarade comme le carton redonne énergie et plaisir de jouer (parce que les adeptes du bricolage savent que tout ça est sous-tendu par l’amusement et le jeu des mains, vilain ou pas). Exploré de façon libre par collages dès 1990, le carton était la base des “maisons” montréalaises. Mais là c’était un peu un carton “honteux” puisqu’il se cachait sous d’épaisses couches d’enduits et de peintures acryliques et aurait tout aussi bien pu être remplacé par un autre matériau. Apparemment rien de tel dans les maisons parisiennes actuellement en démarrage : le carton se montre avec ses textures et ses accidents. Tant mieux !

Cartons divers du bac de recyclageLe bonheur est dans la poubelle

Le bac de recyclage et les rebuts de supermarchés regorgent de merveilles : cartons fins des boîtes de biscuits ou des pots de crèmes, emballage de papier toilette, etc ; cartons ondulés à double ou triple cannelure (mention spéciale pour les gros cartons De Cecco du Franprix de la rue de Picpus) ; certains cartons à chaussures à mini ondulations (merci à Marie Jo pour l’information) ; les cartons d’Amazon ; des cartons mous, des cartons durs ; des boîtes d’oeufs en papier mâché, etc. Bouts dedifférents  cartonsSans oublier la gamme des papiers, papiers journaux. J’opte pour le Canard Enchaîné avec son encre qui tâche. Je n’ai pas l’orgueil d’espérer comme des amis potiers que mes bricolages seront conservées et déterrés dans 2000 ans, mais au cas où cela adviendrait, je préfère que les gens d’alors puissent avoir des lectures distrayantes. Évidemment bien d’autres matériaux seraient à explorer : boîtes de conserve, cannettes en alu. Un jour peut-être, il faudra alors voir quelque maître africain du recyclage…

Textures du cartonFaire de la texture

Le carton c’est aussi une facilité : un matériau versatile qui ne nécessite que des outils simples. Et une gamme de transformations permettant de souligner la texture ou de la créer, déchirer d’un bloc ou par “strates”, recoller, frotter à la brosse de fer, humidifier, plier et triturer. Un jeu d’enfant vous dis-je… Sans compter les erreurs, les repentirs, les mauvaises coupes, toutes bonnes choses que je peux ici garder pour enrichir encore la matière.

L’étape suivante ? Quand certains de ces squelettes cartonnesques auront l’air assez solides pour savoir marcher tout seuls, commencer les tests des enduits et des peintures bios. Quelle aventure ! Quel suspense insoutenable ! À suivre…

"FOLLIES BURLESK" (1987), burger joint miniature - sculpture de Alan Wolfson,

Alan Wolfson recrée des environnements urbains miniatures. Extérieurs qui se prolongent parfois par des vues d’intérieur complexes et rehaussés par des effets d’éclairage. Des œuvres majeures dont la réalisation nécessite plusieurs mois.

Les pièces sont rarement des représentations exactes de lieux existants. Il s’agit plus d’une combinaison de détails tirés de nombreux endroits différents et d’autres nés de l’imagination de l’artiste.

Observées avec attention, ces œuvres racontent une histoire. Il n’y a jamais de personnes présentes, mais les traces matérielles qu’elles laissent derrière elles – ordures, graffitis,  indice sur la table d’un “diner”, participent d’un scénario…

Plus d’information sur le site d’Alan Wolfson. Merci à Catherine Helwig qui m’a indiqué ce lien !
Interview de l’artiste sur le site du Museum of Arts and Design de New York.

Articles Précédents »

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.