« Rue de la Bûcherie », le plus facile, c’est de commencer…

La peur de la page ou de la toile blanches ? Un désarroi qui saisirait écrivains et peintres au moment de démarrer une œuvre ?… Ça sent un peu le cliché pour faire frémir le Béotien, genre enfantement de l’œuvre dans la douleur… En tout cas rien de ça pour moi, le démarrage d’un tableau, c’est de l’enthousiasme et de l’énergie pure, l’attaque joyeuse et frontale d’une surface pour organiser son espace à grand traits et en faire émerger quelque chose. C’est plutôt après que ça se complique, quand la chose a émergé et qu’il ne faut pas trop la polir, quand il faut savoir s’arrêter, saisir le moment où on ôte plus qu’on ajoute, où on abîme plus qu’on améliore.

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Pour les maisons en carton finalement c’est pareil… Regardez cette étape où les premiers « jus » de couleur ont été posés. C’est beau comme ça, non ? Mais ça manque de quelque chose… De quelques détails ? Alors ajouter des touches seulement par endroits sans « forcer le trait », sans noircir toutes les cases, « remplir » toutes les fenêtres, toutes les boutiques, tous les espaces. Un (des) mot(s) de Picasso me revient à l’esprit : « quand je veux dire que le ciel est bleu, je mets un peu de bleu dans un coin de ciel, pas la peine de colorier tout le ciel en bleu ». Voilà, c’est ça. Y’a plus qu’à…

Et puis y’en a marre du carton trop… « poli », il va falloir aborder des modèles où la matière existera de façon plus brutale.

Bon… dans ce cas-là le mieux c’est de passer à autre chose et revenir plus tard…
À suivre donc.

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8 réflexions au sujet de « « Rue de la Bûcherie », le plus facile, c’est de commencer… »

  1. C’est un superbe travail! Je suis admirative!
    Quelle patience, quel soin apporté à ce pâté de maisons en carton! J’aime ce matériau, pas cher, qui se plie à toutes nos envies.
    J’ai parcouru tout le blog et j’ai été séduite par les aquarelles, mais aussi par d’anciennes peintures.
    Votre travail est une belle découverte!
    Sur mon blog, je parle en ce moment des maisons (travail d’enfants à l’école ou travail d’artiste). C’est d’ailleurs en faisant des recherches sur Internet que je suis tombée sur votre site.
    Me permettez-vous de parler de vos réalisations et de vous emprunter quelques photos? J’ajouterai, bien entendu, un lien vers votre site.

    1. Merci Joséphine,
      C’est vrai que le carton est un matériau fantastique (avec aussi le papier journal « ), disponible, gratuit, facile à mettre en œuvre. J’espère un jour pouvoir présenter ces « maisons en carton » en exposition et que ce sera une occasion pour en parler davantage. À bientôt.

  2. Merci beaucoup, Monsieur Plumauzille!
    Pas de problème pour mentionner le crédit photo et donner toutes les informations sur votre site. Je le fais toujours. Question de respect envers les auteurs des œuvres que je montre. Je ne suis pas une pilleuse, simplement une passeuse d’informations comme tout bon enseignant qui se respecte.

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