Mise en couleur des « carrelets » et « cabines de plage »

On pourrait même plutôt parler de « mise en teinte »…

car pour l’essentiel il s’agit d’abord de « salir » le blanc trop propre du plâtre et du gesso avec des jus de couleur assez diluée. Comme base, toujours les mêmes couleurs brossées ou pulvérisées : Terre de Sienne naturelle, brun Van Dyck et blanc. Avec ensuite des rehauts et frottis avant tout destinés à faire ressortir les textures.

Tout de même – conséquence de l’évolution actuelle vers la couleur et le retour à la peinture des « case felici » – des accents de couleur sur les tableaux et sculptures des « cabines de plage »

Pâques 2021 au balcon ? Expo à Oléron !

Dernière minute (et ce n’est pas un poisson d’avril…) :
expo annulée en raison des nouvelles restrictions liées au covid-19.

Parce que la disette culturelle nous a tous rendus assoiffés de culture et de beau, au boulot pour que les arts plastiques gardent leur public et leur énergie !

Une exposition en compagnie de la peintre Maryse Coin, à la galerie l’Escale au Château d’Oléron pour une fin de semaine pascale que nous voudrons ensoleillé et festif ! … et dans le respect des gestes barrière ! Une occasion pour les « cabanes de pêcheurs » et « maisons du splendide isolement » de se retrouver dans leur milieu naturel… face à la mer.
Au plaisir de vous y voir !

Case Felici : bientôt sur toile !

La nouvelle époque des « maisons heureuses » bat son plein, retour gourmand au dessin et à la peinture…

Le travail avance, l’inspiration est là et surtout le plaisir de renouer avec un geste plus spontané, de jouer avec l’encre, la plume, le pinceau et la peinture. Peut-être bientôt suffisamment d’assurance pour aborder de plus grand formats et revenir au support toile…

Quelques témoignages photos suivant l’avancée du travail me font parfois regretter le quasi effacement de certaines étapes comme celle des simples dessins hachurés (que l’on pourrait dénommer les « dessins poilus »). alors peut-être revenir aussi à la multiplication des simples esquisses sur carnet de croquis.

A suivre !

Des « casas felizes » aux « case felici »

Les maisons de carton qui étaient « sorties » des tableaux québécois de 1999 vont-elles réintégrer les 2 dimensions du papier puis de la toile ?

Les « maisons heureuses »as casas felizes en portugais car réminiscentes de mes pérégrinations au Brésil – peuplaient les tableaux de 1999 alors que je vivais ma première année au Québec, puis s’affranchissaient de l’espace de toile pour « sortir » et se construire en 3 dimensions et en carton. La suite : plus de 2000 maisons, modèles de Montréal, du Québec, de l’est canadien, phares, quais de pêcheurs, sans compter les « produits dérivés », vendus dans les salons, les boutiques tourisme/métiers d’art comme la coopérative L’Empreinte à Montréal. Puis les immeubles de Paris en 2011, les « maisons hautes » baroques vers 2016, les cabanes de pêche fin 2019 et « maisons du splendide isolement » pour temps de confinement… en 2020.

Encre, acrylique, couleur. La roue tourne, le balancier oscille, semble revenir à son point de départ, et pourtant pas à la même place. Contrecoup de la minutie des constructions de carton ? Plaisir de retourner à l’immédiateté expressive de l’encre et de l’acrylique ? Laisser la plume et le pinceau se promener sur le papier pour faire naître des machins qui se doivent d’être un peu gribouillis. Quel bonheur ! S’efforcer à nouveau de dessiner comme un enfant, tiens faut que je retourne rendre visite à mon maître Picasso. Ce que ça donnera… on s’en fout. On commence de façon modeste, papier journal encollé, manière de parchemin, format un peu plus grand et carré que A4.

Le Case Felici. Mon apprentissage de la langue italienne 🙂 et les projets de futures évasions péninsulaires ne pouvaient que « colorer » mes créations… et me font perdre mon portugais 😦 – perte qui ne peut être que provisoire : on sort Jean-Marc du Brésil, on ne sort pas le Brésil de Jean-Marc. Les « Casas Felizes » deviennent donc des « Case Felici »…

Une symbolique ancienne. C’est le grand retour de thèmes très imagés, la maison heureuse, la traversée des grandes eaux, le bateau, le phare, le vélo, les damiers, le-la soleil-lune, les étoiles, quelques « démons » dentés et piquants, Pazuzu ou Exú, que n’ont finalement à redouter que ceux qui ont peur de leurs propres monstres, des « passages » et des croisées de chemins…

Per essere continuato!

Cabines de plage ou « bécosses » ?

Retour aux basiques et aux 2 dimensions d’une surface-tableau. Les maisons sorties il y a 20 ans de l’espace du tableau vont-elles le réintégrer ?

Feuilles de carton collées sur bois, découpées, détrempées, creusées, arrachées. Jeux de mains pas vilains, émerveillements de gamin. Une manière de sculpture, un collage à rebours où naissent motifs, matières, textures en enlevant plutôt qu’en ajoutant.
Et apparition en série d’une petite forme toute en hauteur, la « maison » réduite à sa plus simple expression, à un symbole. À la fois cabine de plage… et « bécosse » québécoise – terme dérivé de l’anglais back house pour désigner les « toilettes au fond du jardin » – histoire de garder le sens de l’humour et celui des commodités.

L’ultime « cabane de pêcheur » ?

Une belle veine dont l' »exploitation » s’achève ? Peut-être cette cabane-grue sur pilotis est-elle la dernière de la série des « cabanes de pêche » initiée il y a plus d’un an…

Une inspiration stimulée au départ par le défi technique des fins pilotis qui s’élèvent toujours plus haut, fortifiée par le « confinement » du printemps 2020 et ses idées d’isolement, de survie, d’autonomie.

Signe des temps, d’une volonté de sortir des enfermements, de nouveaux champs du possible semblent vouloir s’ouvrir… Retour à la couleur, à la plus grande spontanéité de l’encre sur papier et de la peinture sur toile ?

« Quasi quasi… »

Belles Fêtes 2020 / 2021 !

Jean-Marc Plumauzille et tout son petit monde de carton
vous souhaitent pour ces fêtes de fin d’année, légèreté, lumière et beauté,
et pour 2021 tout en Grand : les Portes Ouvertes, les Espaces, les Aventures, rêvées, tentées et/ou réalisées !

Les « Ice Huts » de Richard Johnson

La cabane de pêcheur m’est toujours une belle inspiration, mais… l’hiver approche et me fait souvenir de ma seconde patrie dont je garde la citoyenneté : le Canada…

L’artiste torontois Richard Johnson immortalise ces traditionnelles cabanes que construisent les pêcheurs sur l’eau gelée des lacs, un peu partout au Canada. Remplacées trop souvent aujourd’hui par des abris achetés « prêts-à-construire », elles utilisaient souvent des matériaux de récupération pour refléter le caractère, la créativité, le sens de la débrouille et de l’improvisation, et le sens pratique de leur(s) occupant(s). Des qualités à retrouver et cultiver en ces temps de (re) confinement…

site du photographe : http://www.richardjohnson.ca

« Maisons du splendide isolement » : le problème du socle

Car les cabanes doivent bien reposer sur quelque chose, si possible d’un peu massif pour lester leur légèreté, les aider à garder les pieds sur terre et les dissuader pour l’heure de larguer les amarres…

 

L’idée initiale de socles tous cubiques et identiques dans leur dimension (30x30x30cm) ne s’est pas révélée satisfaisante : comme toujours, ce n’est pas généraliser qui convient mais plutôt différencier et particulariser. Tailler donc dans le vif des socles construits – plaisir de retrouver des gestes énergiques de sculpteur ! – pour exprimer de la matière et des reliefs. Constat : pas facile de trouver l’adéquation entre cabane et support. Donc les deux dernières maisons qui semblaient d’ailleurs en instance de décollage… n’auront pas de socle.

 

Un isolement toujours plus splendide…

… des pilotis qui montent, montent.

Retrouver la forme la plus simple de la maison, murs, porte, fenêtre(s), toit.
Des maisons qui se sont prises au jeu – et ont pris l’actualité au mot, finalement accommodées à leur confinement – s’éloignent du sol et tendent vers le ciel. Mais ce n’est pas encore l’heure de s’envoler ni de larguer les amarres. Un peu casse-gueule, attention à la chute et aux défauts de construction !
Resté(s) en bas ? Monté(s) en haut ? Trop tard, plus d’escalier ni d’échelle, va falloir assumer…