« Traversée des grandes eaux »

Un dernier tableau où s’entremêlent plus que jamais toutes les influences…

Un titre italien – Traversata della grande acqua (Traversée des grandes eaux) – qui parlera aux familiers du Livre des Mutations (Yi King) chinois ; les oiseaux-Bâ égyptiens ; le Brésil aussi et entre autre par l’évocation de deux orixás (divinités originaires d’Afrique de l’Ouest et se retrouvant dans le candomblé et l’umbanda) : Iemanjá et Iansã…
Mais aussi le retour des « 4 » : Roi, Reine, Sage, Magicienne… Bref, beaucoup de monde pour protéger ce bateau en route pour la Casa Felice

Traversata della grande acqua – acrylique sur toile – 65 x 93 cm

Exposition au Four Pontet à Magné (79)

Enfin un droit de sortie pour les « maisons de carton » ! Retour en expo dans un lieu magnifique pour une dizaine de jours, avec le contrepoint des peintures de Lewis Evans…

En préambule, découvrez le travail de Lewis Evans sur son site. Pour ma part, je présenterai les œuvres et sculptures en carton, maisons hautes, cabanes de pêcheurs ainsi que les tableaux reliefs et bouées-balises

Ensemble des informations disponibles sur la très belle page créée par Lewis.

Au Four Pontet à Magné, du 24 septembre au 6 octobre, vernissage le vendredi 24 en fin de journée.

Au plaisir de vous (re)voir !

« Le Case Felici » : expo reportée…

L’exposition qui devait avoir lieu à partir du 11 septembre à la Médiathèque municipale de Melle est reportée au 3 janvier 2022.

« Il Gran Banchetto »

Les difficultés d’organisation dues au pass sanitaire et les limitations de circulation des publics qui en découlent nous incitent à reporter l’exposition de 3 mois. Quoi de mieux pour les « maisons heureuses » que d’initier la nouvelle année en y mettant dès l’abord leurs couleurs, douceur et enthousiasme ? Un report qui permettra à tous les publics d’être accueillis… et à l’artiste de présenter quelques toiles supplémentaires !
Alors… vive 2022 !

« Alberi-scacchiera » et autres visions

C’est en forgeant qu’on devient forgeron !…

… et en peignant que les idées affluent ! Des motifs émergent et prennent possession des toiles. Des « arbres à damier », ou « arbres-échiquier » – pratiques pour éviter de peindre les feuilles, mais on pourrait disserter à loisir sur la symbolique du damier comme alliance des contraires, de l’ombre et de la lumière. Des arbres d’ailleurs qui pour certains ont des têtes voire des bras. Dans des décors oniriques, toute une population s’active, qui sourd de mes passions de toujours, âmes-Bâ et idoles hiératiques de l’Égypte antique, et du Brésil, Iemanjá, toucans, Bahianaises, personnages verts et jaunes ou « Mangueirenses » verts et roses…

« Case Felici » : retour sur toile

Bonheur de retrouver ce léger rebond du pinceau et de la brosse sur la toile que le papier journal marouflé tend comme un tambour…

Les « Maisons Heureuses » se multiplient, désormais sur toile et sur des formats qui grandissent, déclinant le même thème de façon presque obsessive ; pour une raison toute personnelle, la Maison Heureuse étant peut-être la maison des morts, dans un écho à cette lointaine remarque de Jean Genêt quant à l’Atelier de Giacometti : l’œuvre n’est pas destinée à nos semblables, pas plus à l’enfant en nous, mais au « peuple des morts »… qui l’agréent ou la refusent. D’où ces « esprits », évocations afro-brésiliennes, « anges-gardiens », « Exu« , et autres « oiseaux-Bâ » qui apparaissent ?

Bon, restons modeste et léger. Le thème semble vouloir – c’est pas moi qui décide hein, je suis comme vous, j’attends de voir… – évoluer vers d’autres sujets : scènes nocturnes ? forêts ? Le suspense est à son comble.

La suite au prochain épisode !

Le Case Felici © 2021 Jean-Marc Plumauzille

Mise en couleur des « carrelets » et « cabines de plage »

On pourrait même plutôt parler de « mise en teinte »…

car pour l’essentiel il s’agit d’abord de « salir » le blanc trop propre du plâtre et du gesso avec des jus de couleur assez diluée. Comme base, toujours les mêmes couleurs brossées ou pulvérisées : Terre de Sienne naturelle, brun Van Dyck et blanc. Avec ensuite des rehauts et frottis avant tout destinés à faire ressortir les textures.

Tout de même – conséquence de l’évolution actuelle vers la couleur et le retour à la peinture des « case felici » – des accents de couleur sur les tableaux et sculptures des « cabines de plage »

Pâques 2021 au balcon ? Expo à Oléron !

Dernière minute (et ce n’est pas un poisson d’avril…) :
expo annulée en raison des nouvelles restrictions liées au covid-19.

Parce que la disette culturelle nous a tous rendus assoiffés de culture et de beau, au boulot pour que les arts plastiques gardent leur public et leur énergie !

Une exposition en compagnie de la peintre Maryse Coin, à la galerie l’Escale au Château d’Oléron pour une fin de semaine pascale que nous voudrons ensoleillé et festif ! … et dans le respect des gestes barrière ! Une occasion pour les « cabanes de pêcheurs » et « maisons du splendide isolement » de se retrouver dans leur milieu naturel… face à la mer.
Au plaisir de vous y voir !

Case Felici : bientôt sur toile !

La nouvelle époque des « maisons heureuses » bat son plein, retour gourmand au dessin et à la peinture…

Le travail avance, l’inspiration est là et surtout le plaisir de renouer avec un geste plus spontané, de jouer avec l’encre, la plume, le pinceau et la peinture. Peut-être bientôt suffisamment d’assurance pour aborder de plus grand formats et revenir au support toile…

Quelques témoignages photos suivant l’avancée du travail me font parfois regretter le quasi effacement de certaines étapes comme celle des simples dessins hachurés (que l’on pourrait dénommer les « dessins poilus »). alors peut-être revenir aussi à la multiplication des simples esquisses sur carnet de croquis.

A suivre !

Des « casas felizes » aux « case felici »

Les maisons de carton qui étaient « sorties » des tableaux québécois de 1999 vont-elles réintégrer les 2 dimensions du papier puis de la toile ?

Les « maisons heureuses »as casas felizes en portugais car réminiscentes de mes pérégrinations au Brésil – peuplaient les tableaux de 1999 alors que je vivais ma première année au Québec, puis s’affranchissaient de l’espace de toile pour « sortir » et se construire en 3 dimensions et en carton. La suite : plus de 2000 maisons, modèles de Montréal, du Québec, de l’est canadien, phares, quais de pêcheurs, sans compter les « produits dérivés », vendus dans les salons, les boutiques tourisme/métiers d’art comme la coopérative L’Empreinte à Montréal. Puis les immeubles de Paris en 2011, les « maisons hautes » baroques vers 2016, les cabanes de pêche fin 2019 et « maisons du splendide isolement » pour temps de confinement… en 2020.

Encre, acrylique, couleur. La roue tourne, le balancier oscille, semble revenir à son point de départ, et pourtant pas à la même place. Contrecoup de la minutie des constructions de carton ? Plaisir de retourner à l’immédiateté expressive de l’encre et de l’acrylique ? Laisser la plume et le pinceau se promener sur le papier pour faire naître des machins qui se doivent d’être un peu gribouillis. Quel bonheur ! S’efforcer à nouveau de dessiner comme un enfant, tiens faut que je retourne rendre visite à mon maître Picasso. Ce que ça donnera… on s’en fout. On commence de façon modeste, papier journal encollé, manière de parchemin, format un peu plus grand et carré que A4.

Le Case Felici. Mon apprentissage de la langue italienne 🙂 et les projets de futures évasions péninsulaires ne pouvaient que « colorer » mes créations… et me font perdre mon portugais 😦 – perte qui ne peut être que provisoire : on sort Jean-Marc du Brésil, on ne sort pas le Brésil de Jean-Marc. Les « Casas Felizes » deviennent donc des « Case Felici »…

Une symbolique ancienne. C’est le grand retour de thèmes très imagés, la maison heureuse, la traversée des grandes eaux, le bateau, le phare, le vélo, les damiers, le-la soleil-lune, les étoiles, quelques « démons » dentés et piquants, Pazuzu ou Exú, que n’ont finalement à redouter que ceux qui ont peur de leurs propres monstres, des « passages » et des croisées de chemins…

Per essere continuato!

Cabines de plage ou « bécosses » ?

Retour aux basiques et aux 2 dimensions d’une surface-tableau. Les maisons sorties il y a 20 ans de l’espace du tableau vont-elles le réintégrer ?

Feuilles de carton collées sur bois, découpées, détrempées, creusées, arrachées. Jeux de mains pas vilains, émerveillements de gamin. Une manière de sculpture, un collage à rebours où naissent motifs, matières, textures en enlevant plutôt qu’en ajoutant.
Et apparition en série d’une petite forme toute en hauteur, la « maison » réduite à sa plus simple expression, à un symbole. À la fois cabine de plage… et « bécosse » québécoise – terme dérivé de l’anglais back house pour désigner les « toilettes au fond du jardin » – histoire de garder le sens de l’humour et celui des commodités.