Juin 2018 : le travail continue…

Les « Maisons Très Hautes » prospèrent dans l’atelier.
4 « géantes » à la construction bien avancée ont pris leur quartier dans un coin inoccupé en attendant la suite du programme. La plus haute culmine à 1m60 avant adjonction des « couronnements » (cheminées, antennes, que-sais-je). Les grandes lignes sont en place, l’œil a besoin de voir tout ça de loin avant de passer à l’étape suivante : habiller d’une enveloppe ces sortes d’armatures. Occasion de prendre quelques photos pour garder en mémoire les étapes, les jeux de matières et de clair-obscur.

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Atelier juin 2018 : le travail reprend…

Pas facile de réamorcer la pompe à idées.
Mais je crois que ça repart…

C’était le but du jeu : prendre l’engagement d’une expo avec une date pas trop lointaine pour mettre de la pression et forcer l’artiste un peu récalcitrant à se remettre au boulot.
Des débuts chaotiques, essais infructueux en voulant construire à partir de dessins préparatoires — quelle erreur ! tu le sais pourtant que c’est par le matériau qu’il faut directement démarrer ! Puis reprendre plaisir à jouer avec le carton sans but précis, et l’imagination se décante et se structure.
Il fallait trouver une astuce pour déverrouiller la boîte à idées. La solution est venue en commençant par construire les sommets des maisons et pas les bases. Pour l’instant, 4 à 5 nouvelles « maisons très hautes » prennent forme dont certaines — c’était à prévoir — évoluent résolument vers des « maisons-phares ».
Comme pour tout dessin ou tableau, ce sont d’abord les grandes lignes, les grandes masses qu’il faut mettre en place. Les détails et l’habillage, c’est après… et contrairement aux apparences c’est bien plus simple ! On ne peut pas encore parler de « pilotage automatique » (ce beau moment où l’adrénaline et l’excitation surgissent et où les choses semblent alors se faire toutes seules), mais indubitablement il y a frémissement certain d’énergie…
À suivre  !

Ouverture de « l’atelier d’été »

Le haut de la grange était jusqu’à présent un lieu d’entreposage pour les « maisons » de grande dimension. Les beaux jours revenus et la perspective de l’exposition de septembre aidant, il se transforme en « atelier d’été »…

L’installation est pour l’instant un peu de guingois, des planches jetées ici et là évitent de passer à travers le plancher (!), le nouveau lieu est à apprivoiser et à pratiquer. Mais l’endroit est déjà inspirant et lumineux, les murs de pierre très beaux. De l’espace ! Et puis retrouver un atelier séparé de l’habitation, c’est renouer avec une liberté de salir, jeter par terre, de laisser traîner, et pouvoir en fin de journée refermer la porte… pour la rouvrir avec bonheur le lendemain matin !

Une « grange-reposoir » pour les Maisons Hautes…

C’est là-haut, au fond d’une ancienne étable qui jouxte ma cour, à l’étage (là où on entreposait le foin) que les « Maisons Très Hautes » trouveront désormais un abri pour prendre un peu… de hauteur et de repos avant de subir d’éventuelles ultimes transformations et poursuivre leur voyage. C’est que tout ce petit monde commence à devenir encombrant ! Ce joli écrin de pierre et de bois est donc le bienvenu et ses couleurs s’accordent on ne peut mieux à celles du carton.

On découvrira, au fond à droite, une des nouvelles créations, la « Maison Très Haute # 3 » presque achevée. L’essentiel est en place. Il reste à peaufiner quelques détails, à trouver un truc, quelque chose qui manque pour l’instant, je ne sais pas encore quoi. Enfin à mettre en place la touche finale : l’appareillage des cheminées et mitrons. La baraque culmine avant cheminées à 1m40. 1m73 — taille probablement atteinte voire dépassée avec la # 4 ou la # 5 — et nous pourrons parler d’égales à égal.

Certes mais… ces œuvres semblent bien perdues au milieu de ce vaste espace, non ? Il va en falloir beaucoup plus… et qu’elles soient bien plus hautes ! Vous voyez ce que je veux dire ?

Alors, au travail !

 

Le « gîte », futur lieu de vie et de travail

Le lieu aurait dû être un « gîte » pour touristes de passage — la dénomination, belle, lui restera sûrement* —  il deviendra finalement habitation d’artiste « en résidence ». Habitation rénovée avec brio puisque le petit bâtiment n’était guère dans son utilisation la plus récente qu’un garage-débarras… bâtiment tout de même classé comme « remarquable » car incluant des pierres taillées et bouts de murs de la première chapelle de Melle, Notre-Dame de Fossemagne !
Un grand changement, devenir propriétaire  — ce qui pour un « errant »  est loin d’être une évidence (mais quand un bâtiment est vieux de plusieurs siècles, qui de la propriété ou du propriétaire possède l’autre ?) — quitter à nouveau Paris et ses environs qui ne peuvent plus offrir d’espaces de vie et de travail à taille et prix raisonnables, s’expatrier à Melle dans le Poitou-Charentes pour une autre qualité de vie, plus au Sud, plus près de la mer… et tout de même moins loin que le Canada. Une nouvelle aventure donc, et enfin de l’espace pour reprendre plus sérieusement la création plastique. Installation dans la deuxième quinzaine de janvier 2013…

*«Endroit pour manger et dormir entre deux étapes (d’un voyage)» ou «endroit où se trouve (caché ou enfoui) quelque chose» selon les Trésors de la Langue Française.

Le coin du p’tit chimiste

Matières premières

Je vous en entretenais il y a quelque temps, de cette volonté (d’essayer) de me passer des produits industriels pour fabriquer moi-même mes colles, enduits et peintures, et tenter de faire de mes « maisons en carton » des produits un peu plus biodégradables ; un peu plus, parce que les colles industriels des cartons, les encres des papiers journaux…

Il n’est pas question ici de… coller à un air du temps dont ceux qui me connaissent savent que je me soucie assez peu, plutôt adepte de l’air de rien. Peut-être un retour aux sources puisque nombre des produits utilisés me ramènent à ma « bible » de jeunesse, soit l’indémodable « Technique de la peinture à l’huile » de Xavier de Langlais (du moins les chapitres consacrés à l’huile… et non à l’acrylique) : colle de peau, craie, plâtre, caséine, chaux, etc.
Et me ramènent aussi à la cuisine : œufs, farine, amidon, sucre, sel, riz…
Et aux bonnes odeurs : essences de lavande, de clous de girofle…

Papiers journaux encollésCette exploration qui dans l’avenir doit me permettre d’apporter des solutions aux immeubles parisiens miniatures et autres créations cartonnesques, est déjà menée pour refaire mon stock de « supports à peindre » : depuis longtemps j’apprécie les matières récupérées, par exemple 3 ou 4 feuilles de papiers journal collées ensemble ou sur du carton et enduites pour obtenir un truc plein de bosses et d’accidents genre parchemin. Une surface moins absorbante, moins intimidant aussi pour moi qu’un beau et cher papier aquarelle… que je me voudrais de gâcher ! Allons-y donc, voyons comment mettre au point des colles et enduits me permettant de me passer des colles vinyliques et autre gesso à senteurs ammoniaquées (quoiqu’avec le carbonate d’ammonium, on y retourne…).

Deux livres pour me guider :
« Peintures et enduits bio » de Bruno Gouttry aux éditions Terre Vivante ;
« Peindre et décorer au naturel, vol.1 » de Nathalie Boisseau aux éditions Alternatives.
Le deuxième offre davantage de « fiches cuisine », mais le premier m’est apparu plus rigoureux (produire de la colle à la caséine à partir de fromage blanc plutôt que de caséine en poudre est amusant mais… voir réserves dans l’article qui sera consacré plus tard aux colles).

Et pas mal de sites Internet dont Esprit Cabane, et d’autres permettant de se procurer des produits (qui par ailleurs peuvent maintenant aussi se rencontrer dans certains magasins de bricolages) : La marchande de couleurs, Caseo, 123 MatièresEcodis.

Le laboratoire est ouvert. Et vos propres recettes (comme en pâtisserie, de vraies recettes, c’est-à-dire testées…) attendues.
Prochain article : sur les colles. À suivre !