« Maisons du splendide isolement » : le problème du socle

Car les cabanes doivent bien reposer sur quelque chose, si possible d’un peu massif pour lester leur légèreté, les aider à garder les pieds sur terre et les dissuader pour l’heure de larguer les amarres…

 

L’idée initiale de socles tous cubiques et identiques dans leur dimension (30x30x30cm) ne s’est pas révélée satisfaisante : comme toujours, ce n’est pas généraliser qui convient mais plutôt différencier et particulariser. Tailler donc dans le vif des socles construits – plaisir de retrouver des gestes énergiques de sculpteur ! – pour exprimer de la matière et des reliefs. Constat : pas facile de trouver l’adéquation entre cabane et support. Donc les deux dernières maisons qui semblaient d’ailleurs en instance de décollage… n’auront pas de socle.

 

Un isolement toujours plus splendide…

… des pilotis qui montent, montent.

Retrouver la forme la plus simple de la maison, murs, porte, fenêtre(s), toit.
Des maisons qui se sont prises au jeu – et ont pris l’actualité au mot, finalement accommodées à leur confinement – s’éloignent du sol et tendent vers le ciel. Mais ce n’est pas encore l’heure de s’envoler ni de larguer les amarres. Un peu casse-gueule, attention à la chute et aux défauts de construction !
Resté(s) en bas ? Monté(s) en haut ? Trop tard, plus d’escalier ni d’échelle, va falloir assumer…

« Cabanes » et « baraques » de confinement prêtes au mouvement…

Perspective de « dé-confinement » oblige, se préparer à l’idée retrouvée du mouvement…

… les nouvelles baraques et maisons du splendide isolement vont devoir devenir plus mobiles, se dotant donc de roues. Autre innovation : les pilotis des cabanes devenant de plus en plus élevés, entrée en scène de grues évitant de s’user les gambettes à monter les courses dans les labyrinthes d’échelles et escaliers.

Les « carrelets », « cabanes » et autres « baraques » au temps du coronavirus…

Plus trop de visibilité quant aux expos qui se tiendront ou non…

…qu’importe, beaucoup d’entre nous affrontent des situations bien plus graves. Temps de crise et confinement, c’est un repli sur soi et un retour à l’atelier pour apprécier cette chance d’avoir un « art » permettant de laisser fluer l’énergie et traduire angoisses et espoirs… L’inspiration ne se tarie pas pour ces microcosmes dérivés des cabanes de pêcheurs – légères et aériennes en contraste avec les lourds « cubes » des supports leur servant d’assise – devenant des allégories de confinement. Deux derniers modèles, le style « splendide isolement » (référence à un livre de Edna O’Brien), cabane full-equipped, autonome en eau et électricité, pour confiné/ermite un peu farouche et un modèle plutôt « tout le monde sur le même bateau », regroupement de cabanes qui se blottissent pour affronter la tempête, un peu à l’image de cet ehpad de Mansles où le personnel choisissait de se confiner avec les pensionnaires…

Premiers « carrelets » et « cabanes de pêcheur »

La perspective de ma participation proche (fin avril…) au « Printemps de l’Orangerie » de La Mothe-St-Héray active l’imagination avec un certain sentiment d’urgence, et un mélange certain d’excitation et d’anxiété…

Comme souvent, c’est un peu l’analogie de la mine qui s’impose ; remuer de la roche un peu en vain jusqu’à tomber sur une « veine » à exploiter. Bon, ici la roche remuée – bouts d’architectures, boutes de textures, morceaux de machins – ne sert jamais à rien ; mise soigneusement de côté elle peut renfermer des pépites à dégager. La veine actuelle s’est dégagée avec l’image des « carrelets », petites cabanes sur pilotis utilisées par les pêcheurs pour jeter leur filet.

Bien sûr comme toute idée ou croquis, ça n’est qu’une idée de départ, la mise en route du moteur. Ensuite, comme toujours, c’est le jeu des mains et du matériau qui décide et aboutit… quelque part. En route, d’autres inspiration s’en(m-)mêlent, manières de palais vénitiens, réservoirs d’eau new-yorkais, grues de port… la cabane s’éloigne quelque peu du standard charentais, les pilotis se démesurent, les escaliers se multiplient, les « water towers » new-yorkaises – ces typiques réservoirs d’eau au sommet des immeubles – s’imposent, de nouveaux thèmes comme les éoliennes apparaissent…

Bref – anticipation de nos époques épidémiques ? – les cabanes deviennent des microcosmes autarciques…

Et pour contrer un en-vol définitif des idées et des « cabanes » vers le ciel, les amarrer à des socles massifs, presque cubiques, empilements de carrés de carton. La testa nelle nuvole, ma i piedi piantati sulla terra…

A suivre !

En chemin vers le Printemps de l’Orangerie…

Très beau week-end à Ardin,

dont je louerai longtemps le sens de l’accueil et de la convivialité ! De belles rencontres, aussi avec mes confrères artistes présents…

Le travail reprend avec une certaine pression et une excitation certaine dans la perspective de l’exposition à l’Orangerie de La Mothe-Saint-Héray (vernissage le 24 avril 2020). La machine à idées s’emballe, des thèmes se construisent : sur le point de départ des carrelets (cabanes de pêcheurs), des microcosmes sur pilotis, et bien d’autres idées encore. Mais les idées courent plus vite que leur concrétisation !

Donc à suivre…

Des rambardes et garde-corps à la maison-phare # 2

Bouleversements, nouveau travail, réorganisation du temps, transferts d’énergie… Un premier trimestre 2019 quelque peu secoué qui m’a tenu éloigné de l’atelier.

Ça n’était pas sans danger : la maison-phare # 2 n’avait toujours pas reçu son appareillage de rambardes et garde-corps, présentant un risque élevé pour les promeneurs voulant s’y aventurer. Le problème (voir photos) est désormais réglé et le modèle pourra – dès que l’atelier d’été plus adapté aux pratiques salissantes aura ré-ouvert – recevoir ses enduits et jus colorés. La suite ? Ce sera probablement une série de 3 maisons-rochers (terme non définitif, mais j’imagine des architectures juchées sur de grands promontoires avec un travail du carton plus « minéral »), et surtout l’abord des tableaux avec châssis en bois… Va falloir que ça bouge, tout doit être prêt pour la prochaine expo : les Jacqu’Arts à Parthenay en septembre. On s’en reparle…

Un « couronnement » pour la maison-phare # 2

Enfin, le sommet de la maison-phare # 2 semble en voie d’achèvement…

Partie sur l’idée du pylône, la fragile construction s’orne d’arabesques. Elle sera finalisée par une étoile et quelques éléments genre antennes paraboliques pour lesquels je n’ai dans l’immédiat pas de solution technique satisfaisante. Et puis viendront toutes les rambardes des innombrables balcons et escaliers… Ces constructions de pylônes de par leur légèreté et leur transparence seront probablement beaucoup réutilisées dans les tableaux en projets.
À suivre, donc !

Les 3 premières maisons-tableaux en mode « couleur »

Reprise du travail après un mois de janvier
avec la tête ailleurs…

Les enduits et jus colorés sont posés sur les 3 premiers essais de « maisons plates » dites maisons-tableaux qui renouent avec les anciennes maisons montréalaises que l’on pouvait accrocher au mur. Le résultat n’est pas tout à fait satisfaisant, peut-être le cadre qui les entourera – assez large, en carton ou en bois assez grossier – rendra ces nouveaux objets plus intéressants. Quelques grandes « maisons hautes » à achever, 3 autres petites maisons-tableaux à travailler, et déjà l’imagination qui vole vers une possible suite : des interventions d’architectures plus réduites sur des tableaux-paysages plus amples qui marqueraient le retour à des couleurs plus marquées. Mais bon, ça ne sera peut-être pas du tout ça, c’est rarement l’artiste qui décide de la suite !
À suivre !

 

Maison-phare #2 « en cours d’habillage »…

Pendant l’exposition à la médiathèque de Melle, le travail continue. La deuxième maison-phare prend tournure. Un soupçon d’immeuble parisien ici et là ; une lanterne qui se voulait au départ inspirée des phares des Provinces Maritimes du Canada et prend finalement une tournure « orientalisante ». Le tout hissé sur une sorte de promontoire – c’est un phare de pleine mer – pour se protéger des vagues…

L’objet dans son état actuel est déjà en exposition à la médiathèque comme « chaînon manquant » entre les structures de base et les modèles finalisés déjà présentés.Il recevra plus tard un couronnement – probablement un pylône et / ou une grue, les rambardes des balcons et quelques aménagements ultimes.

À suivre !