Rue de la Bûcherie, peinture finale

Il y a près de deux ans…

… que le modèle attendait de recevoir son habillage final ! Une occasion agréable — après l’activité intense sur les maisons hautes à l’architecture plus baroque mais à la mise plus sobre — de renouer avec Paris et la couleur.

Rue de la Bûcherie © 2018 Jean-Marc Plumauzille

Le modèle sera exposé à la médiathèque de Melle à l’occasion de l’exposition des « maisons imaginaires et biscornues »…

Exposition Médiathèque de Melle 2018

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Maisons Très Hautes : plâtre et gesso

C’est parti, on passe à l’habillage final des maisons, utilisation de plâtre pour rectifier certains « défauts » — sans bien sûr totalement les masquer et « blanchiment » avec enduit de type gesso.

L’objectif semble atteint :

  • donner une cohérence à l’objet en « harmonisant » par l’enduit des éléments qui restaient visuellement trop disparates — cartons, allumettes, fil de fer, ficelle, etc. — dans leur matière et leurs couleurs ;
  • aller vers un aspect moins anecdotique et plus sculpté ;
  • dramatiser l’objet en favorisant le jeu de lumières et d’ombres sur les textures et les constructions.

Les objets devraient par la suite recevoir une mise en couleur, qui tiendra plus de la patine par jus colorés, histoire de « réchauffer » ce blanc un peu froid. Ce sera une étape passionnante, la touche ultime qui on l’espère donnera aux maisons leur aspect final et accompli en améliorant ce long processus de construction au lieu de finalement le saccager (!)…

L’angoisse nous paralyse !
Mais il faut quand même agir !
À suivre !

Pose des détails, suite et presque fin

L’inspiration me manque temporairement pour les deux prochaines grandes maisons à « habiller »…

La tentation serait de répéter les « manières » parisiennes, italiennes ou autre expérimentées sur les récents modèles mais bon… attendons que les maisons nous suggèrent elles-mêmes de quels habits elles veulent se draper…

Faisons une pause / pose des petits détails sur les maisons existantes — cheminées, balustrades des balcons, tuyauteries, etc.  — qui pourront ensuite s’acheminer vers les étapes plâtres, enduits, teinture.

Illustration avec quelques photos de la Maison Haute # 4 qui trouve enfin en guise de couronnement une sorte de réservoir d’eau new-yorkais…

Habillage de la plus haute des « Maisons Très Hautes »

La Maison Très Haute # 4 m’avait donné du fil à retordre ! En chantier depuis un an et demi…

…elle était restée longtemps à l’étape de deux machins grossiers moitié immeuble moitié tour accolés l’un à l’autre. L’installation dans l' »atelier d’été » avait fait sauter le blocage, même si la base adjointe avec le recul ne se révèle pas encore tout à fait satisfaisante.

La maison le plus haute construite à ce jour — dans les 1m70, mais il est sûr que quelque couronnement baroque viendra encore en augmenter la hauteur —  passe donc à l’étape « habillage ». De la vraie haute couture pour cette grande dame ! Car la tendance initiée avec la Maison-Phare # 1 se confirme :
– on ne fait plus dans le déchiré (enfin si, par endroits) mais dans la dentelle (et alors ? vive les contrastes !) ;
– on a quitté (provisoirement) Paris et on descend quelque part vers le Sud, l’Italie peut-être ? l’Orient déjà ?

C’est pas ce qui était attendu — tant mieux ! Alors bon… Suivons le mouvement, on n’a de toute façon pas le choix.

Vous embarquez avec moi ?

En route !

Une maison-phare #1 « all’italiana » ?

Retour du balancier, aller d’un extrême à l’autre. Après le grand, le tout petit. Travailler sur des maisons hautes grand format donnait envie par réaction de s’investir un peu dans le minutieux…

Une première « maison-phare » aborde donc l’étape « détails ». Déjà moins haute que ses aînées, elle abonde dans sa partie supérieure en éléments disparates, promesse d’un objet final comme on les aime, baroque et biscornu… Et ce qui était une façon de réservoir d’eau à la new-yorkaise sera finalement un sémaphore perché sur le toit. Allez comprendre, c’est ça l’imagination…

Surprise, on laisse (pour un temps ?) les toitures parisiennes pour aller vers quelque chose évoquant — du moins j’aime le penser — un Sud italien, voire vénitien. Une nouvelle mine d’idées ?  Évolution pas si étonnante à mieux regarder le carton utilisé, et portant l’inscription : « Fratelli Carli – Dal 1911 – Dolce di Pasqua »… Bientôt des maisons qui se mangent ?  🙂

Juin 2018 : le travail continue…

Les « Maisons Très Hautes » prospèrent dans l’atelier.
4 « géantes » à la construction bien avancée ont pris leur quartier dans un coin inoccupé en attendant la suite du programme. La plus haute culmine à 1m60 avant adjonction des « couronnements » (cheminées, antennes, que-sais-je). Les grandes lignes sont en place, l’œil a besoin de voir tout ça de loin avant de passer à l’étape suivante : habiller d’une enveloppe ces sortes d’armatures. Occasion de prendre quelques photos pour garder en mémoire les étapes, les jeux de matières et de clair-obscur.

Atelier juin 2018 : le travail reprend…

Pas facile de réamorcer la pompe à idées.
Mais je crois que ça repart…

C’était le but du jeu : prendre l’engagement d’une expo avec une date pas trop lointaine pour mettre de la pression et forcer l’artiste un peu récalcitrant à se remettre au boulot.
Des débuts chaotiques, essais infructueux en voulant construire à partir de dessins préparatoires — quelle erreur ! tu le sais pourtant que c’est par le matériau qu’il faut directement démarrer ! Puis reprendre plaisir à jouer avec le carton sans but précis, et l’imagination se décante et se structure.
Il fallait trouver une astuce pour déverrouiller la boîte à idées. La solution est venue en commençant par construire les sommets des maisons et pas les bases. Pour l’instant, 4 à 5 nouvelles « maisons très hautes » prennent forme dont certaines — c’était à prévoir — évoluent résolument vers des « maisons-phares ».
Comme pour tout dessin ou tableau, ce sont d’abord les grandes lignes, les grandes masses qu’il faut mettre en place. Les détails et l’habillage, c’est après… et contrairement aux apparences c’est bien plus simple ! On ne peut pas encore parler de « pilotage automatique » (ce beau moment où l’adrénaline et l’excitation surgissent et où les choses semblent alors se faire toutes seules), mais indubitablement il y a frémissement certain d’énergie…
À suivre  !