« Case Felici » : retour sur toile

Bonheur de retrouver ce léger rebond du pinceau et de la brosse sur la toile que le papier journal marouflé tend comme un tambour…

Les « Maisons Heureuses » se multiplient, désormais sur toile et sur des formats qui grandissent, déclinant le même thème de façon presque obsessive ; pour une raison toute personnelle, la Maison Heureuse étant peut-être la maison des morts, dans un écho à cette lointaine remarque de Jean Genêt quant à l’Atelier de Giacometti : l’œuvre n’est pas destinée à nos semblables, pas plus à l’enfant en nous, mais au « peuple des morts »… qui l’agréent ou la refusent. D’où ces « esprits », évocations afro-brésiliennes, « anges-gardiens », « Exu« , et autres « oiseaux-Bâ » qui apparaissent ?

Bon, restons modeste et léger. Le thème semble vouloir – c’est pas moi qui décide hein, je suis comme vous, j’attends de voir… – évoluer vers d’autres sujets : scènes nocturnes ? forêts ? Le suspense est à son comble.

La suite au prochain épisode !

Le Case Felici © 2021 Jean-Marc Plumauzille

Des « casas felizes » aux « case felici »

Les maisons de carton qui étaient « sorties » des tableaux québécois de 1999 vont-elles réintégrer les 2 dimensions du papier puis de la toile ?

Les « maisons heureuses »as casas felizes en portugais car réminiscentes de mes pérégrinations au Brésil – peuplaient les tableaux de 1999 alors que je vivais ma première année au Québec, puis s’affranchissaient de l’espace de toile pour « sortir » et se construire en 3 dimensions et en carton. La suite : plus de 2000 maisons, modèles de Montréal, du Québec, de l’est canadien, phares, quais de pêcheurs, sans compter les « produits dérivés », vendus dans les salons, les boutiques tourisme/métiers d’art comme la coopérative L’Empreinte à Montréal. Puis les immeubles de Paris en 2011, les « maisons hautes » baroques vers 2016, les cabanes de pêche fin 2019 et « maisons du splendide isolement » pour temps de confinement… en 2020.

Encre, acrylique, couleur. La roue tourne, le balancier oscille, semble revenir à son point de départ, et pourtant pas à la même place. Contrecoup de la minutie des constructions de carton ? Plaisir de retourner à l’immédiateté expressive de l’encre et de l’acrylique ? Laisser la plume et le pinceau se promener sur le papier pour faire naître des machins qui se doivent d’être un peu gribouillis. Quel bonheur ! S’efforcer à nouveau de dessiner comme un enfant, tiens faut que je retourne rendre visite à mon maître Picasso. Ce que ça donnera… on s’en fout. On commence de façon modeste, papier journal encollé, manière de parchemin, format un peu plus grand et carré que A4.

Le Case Felici. Mon apprentissage de la langue italienne 🙂 et les projets de futures évasions péninsulaires ne pouvaient que « colorer » mes créations… et me font perdre mon portugais 😦 – perte qui ne peut être que provisoire : on sort Jean-Marc du Brésil, on ne sort pas le Brésil de Jean-Marc. Les « Casas Felizes » deviennent donc des « Case Felici »…

Une symbolique ancienne. C’est le grand retour de thèmes très imagés, la maison heureuse, la traversée des grandes eaux, le bateau, le phare, le vélo, les damiers, le-la soleil-lune, les étoiles, quelques « démons » dentés et piquants, Pazuzu ou Exú, que n’ont finalement à redouter que ceux qui ont peur de leurs propres monstres, des « passages » et des croisées de chemins…

Per essere continuato!

« Maison Très Haute # 2 », esquisses et inspirations

La « Maison Très Haute # 1 » est au repos, attendant — avant que son architecture ne soit « figée »  dans les colles, plâtres et enduits — de voir si elle a dit tout ce qu’elle avait à dire. La # 2 qui sera probablement une sorte de « tour jumelle » est donc à l’esquisse et aux prémisses de sa construction.

Des « Maisons Très Hautes » qui ne sont pas sans me rappeler — en plus des multiples influences déjà évoquées — certaines anciennes illustrations des années 90… À croire qu’on passe son temps à toujours faire la même chose (!).

Retour d’un motif récurrent : le phare

Me reviennent alors à l’esprit ces multiples variations d’un thème toujours présent au fil de mes « périodes artistiques », celui du phare et de son faisceau lumineux balayant l’horizon. Des phares à l’encre, à la peinture, en collages, constructions diverses, carton, branchages et plâtre. Des tours et à leur sommet des points de lumière.  Une fascination née dès l’enfance des tableaux de Edward Hopper dans les cours de la Famous Artists School… Peut-être pour les actuelles « Maisons Très Hautes » une évolution possible  ?

La forêt, refuge des bandits, des bannis, des résistants et des poètes

Les illustrations avaient été créées il y a quelques années pour un article d’Emmanuelle Gründmann sur la forêt-refuge et pour le magazine en ligne « Green is Beautiful »… qui ne semble plus être en ligne. Elles trouveront donc une belle place ici.

Rue Galande #2, mise en couleurs

Après la construction et les enduits, la mise en couleurs.
Laisser maintenant de côté  quelques temps avant la pose des derniers vernis…

Mise en couleurs des premiers modèles réduits (2)

Les nouveaux essais de mise en couleur des modèles réduits parisiens semblent tendre vers l’objectif visé : effets « aquarellés », richesse des teintes en camaïeu et des textures. Je poursuis la finalisation de « Toits #1 » et « Vieux Paris #1″ ». Les prochains modèles à être construits devraient être (inspirés de…) « Rue Mouffetard » et « Place d’Italie »

Mise en couleurs des premiers modèles réduits (1)

Bien parti sur la lancée d’un nouveau démarrage, je poursuis avec des couleurs en demi-teinte qui siéent le mieux à ces modèles parisiens.

De l’acrylique certes (en attendant d’expérimenter par la suite d’autres types de peinture plus « artisanales »), mais avec des jus et glacis rappelant plus l’aquarelle que la peinture empâtée et colorée des anciennes maisons de Montréal.

Peinture des modèles « Petite ceinture, Paris 12ème » et « Rue Galande » presque complétée. En parallèle, pose des enduits du « Toit #1 », préparation des premiers fonds colorés de « Vieux-Paris #1 », et mise en chantier d’un nouveau modèle, inspiré de l’esquisse de la Rue Mouffetard.

À suivre !

Nouveau départ pour la mise en couleur des modèles réduits

 

Paris 12ème Petite Ceinture, premier fond de mise en couleur

Bon, il était temps que ça bouge…

Une pause bienvenue dans les commandes d’audiodescription me permet de retoucher un peu aux pinceaux et de chercher la solution au problème qui me taraude depuis trop longtemps : quelle mise en couleur pour les modèles réduits de Paris achevés ? Comment mettre en valeur et enrichir le volume sans le dégrader par trop de couleurs ? Ne pas effacer la sculpture sous une mauvaise peinture ? Ou comment faire de la peinture et pas du coloriage ? Les premiers essais ne s’étaient pas du tout révélés convaincants. L’utilisation de mon habituel camaïeu de Terre de Sienne / Gris de Payne / Brun Van Dyck comme base de départ — avec effets de matières créés par les glacis et dégoulinures — semble cette fois prometteur. Il « suffira » ensuite de préciser des teintes, des détails et de poser ça et là des accents.

En fait, à en juger par cette première photo, il aurait suffi que je regarde un peu plus tôt la couleur de mes murs, visibles à l’arrière-plan…

À suivre !

Premiers essais de mise en couleur…

Bon, quand faut y aller… Après les enduits, la peinture. C’est l’ultime étape et la plus difficile. Comment finaliser ces modèles réduits, les mettre en couleur sans les « colorier », ajouter sans enlever, rehausser la beauté des formes plutôt que l’amoindrir ? Bref, essayer de faire de la peinture. Et plus envie ici de reproduire le style naïf des anciennes maisons de Montréal et de l’est canadien ; ni de recourir au trompe l’œil : les ombres ne seront plus peintes mais créées par la lumière glissant sur les textures et les volumes. Pour l’instant, premiers essais sur « Petite ceinture, Paris 12ème ». Pas évident évident, mais bon, je sens que quelque chose va se mettre en place. Comme souvent en art plastique et en bricolage, c’est dans l’action qu’une solution finira par émerger… ou pas.
À suivre !

Bonne année 2012 !

Que tous vos voyages – en cours ou à entreprendre, au sens propre comme au sens figuré – vous conduisent à un « port sûr » et à une « maison heureuse ».

Ou alors, comme dit le proverbe chinois : « Puissiez-vous [cette année] connaître et vivre (en) des temps intéressants »…

Carte de voeux 2012