Nouveau départ pour la mise en couleur des modèles réduits

 

Paris 12ème Petite Ceinture, premier fond de mise en couleur

Bon, il était temps que ça bouge…

Une pause bienvenue dans les commandes d’audiodescription me permet de retoucher un peu aux pinceaux et de chercher la solution au problème qui me taraude depuis trop longtemps : quelle mise en couleur pour les modèles réduits de Paris achevés ? Comment mettre en valeur et enrichir le volume sans le dégrader par trop de couleurs ? Ne pas effacer la sculpture sous une mauvaise peinture ? Ou comment faire de la peinture et pas du coloriage ? Les premiers essais ne s’étaient pas du tout révélés convaincants. L’utilisation de mon habituel camaïeu de Terre de Sienne / Gris de Payne / Brun Van Dyck comme base de départ — avec effets de matières créés par les glacis et dégoulinures — semble cette fois prometteur. Il « suffira » ensuite de préciser des teintes, des détails et de poser ça et là des accents.

En fait, à en juger par cette première photo, il aurait suffi que je regarde un peu plus tôt la couleur de mes murs, visibles à l’arrière-plan…

À suivre !

« Petite ceinture, Paris 12ème » (étape carton)

Dernier modèle réduit, inspiré mais de façon éloignée des immeubles qui se pressent devant le balcon de mon atelier provisoire du boulevard Poniatowsky, de l’autre côté des voies ferrées rouillées de la petite ceinture. On notera l’allure assez massive et carrée (due probablement à la découverte de nouveaux outils, la «règle» et l’«équerre»), contrebalancée par un toit très cheminesque*. Ici pas d’immeubles de guingois ; normal puisque les immeubles concernés sont relativement plus récents, datant du début des années 1900.

L’avant de l’immeuble ne m’ayant pas du tout inspiré, c’est uniquement le côté «cour» qui est reproduit, ce modèle n’a donc pas de verso. Dimensions : largeur 55 cm ; profondeur 21 cm ; hauteur 40 cm. Du fait des dimensions qui augmentent (et me laissent entrevoir la possibilité un jour de pouvoir habiter dans mes propres créations si je deviens SDF), on notera une certaine abondance de détails : croisées de fenêtres, lanterneaux par exemple.

* cheminesque, adj : se dit d’un toit qui par ses nombreux éléments (cheminées mais aussi lanterneaux, lucarnes, corniches, mitrons, etc.) invite au cheminement du corps, de l’œil ou de la pensée. (DicoPlumo)

Interruption temporaire. Probable prochain épisode : tests de colle de farine ou de riz, d’enduits au fromage blanc ou à la caséine, enduit à la colle de peau et à la chaux éteinte, peinture à l’oeuf, etc. Une drôle de cuisine…  À bientôt !

Petit récapitulatif photo

Voici quelques traces photo de l’étape carton pour les trois premiers modèles réduits. Quel plaisir ! Espérons que les étapes suivantes enrichiront cette belle matière sans l’abîmer…

Les dimensions pour vous donner une idée :
«Toits #1» : largeur : 25 cm – longueur : 35 cm – hauteur : 15 cm
«Vieux Paris #1» : largeur : 22 cm – longueur : 27 cm – hauteur : 28 cm
«Rue Galande» : largeur : 30 cm – longueur : 50 cm – hauteur : 35 cm
Comme vous le voyez, le dernier modèle – dont l’échelle est pour moi plus confortable (moins de minutie) – oriente vers des constructions de taille déjà maousse.

Nouveau modèle en cours avant les essais colles / enduits / peintures : « Petite ceinture #1 ». À suivre !

Au boulot…

Et avant de rentrer dans le vif du sujet et du carton, voir ce qu’il y a à tirer de la tonne de photos de Paris dont je dispose. Pour commencer, apprivoiser les structures en s’amusant un peu avec les crayons et les pinceaux…

7 juillet 2011, au boulot ! travail d'esquisse sur base de photos