Maisons Très Hautes : plâtre et gesso

C’est parti, on passe à l’habillage final des maisons, utilisation de plâtre pour rectifier certains « défauts » — sans bien sûr totalement les masquer et « blanchiment » avec enduit de type gesso.

L’objectif semble atteint :

  • donner une cohérence à l’objet en « harmonisant » par l’enduit des éléments qui restaient visuellement trop disparates — cartons, allumettes, fil de fer, ficelle, etc. — dans leur matière et leurs couleurs ;
  • aller vers un aspect moins anecdotique et plus sculpté ;
  • dramatiser l’objet en favorisant le jeu de lumières et d’ombres sur les textures et les constructions.

Les objets devraient par la suite recevoir une mise en couleur, qui tiendra plus de la patine par jus colorés, histoire de « réchauffer » ce blanc un peu froid. Ce sera une étape passionnante, la touche ultime qui on l’espère donnera aux maisons leur aspect final et accompli en améliorant ce long processus de construction au lieu de finalement le saccager (!)…

L’angoisse nous paralyse !
Mais il faut quand même agir !
À suivre !

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« Maison Haute # 1 », construction

Nouvelle approche des « maisons en carton parisiennes », la Maison Haute # 1 — inspirée par une photo de Laurent Chéhère — répond au besoin de retrouver le matériau, de créer un objet qui existe par lui-même et pas seulement pour la fidélité à ce qu’il représente. Un objet peut-être moins « anecdotique » que les immeubles précédemment réalisés et qui se rapprocherait de la sculpture. Et puisque le carton permet la fabrication d’objets de grande taille relativement légers, cette maison mesure 80 centimètres de haut. En attendant d’autres Maison Hautes et peut-être une série de « Maisons Très Hautes » qui pourraient avoisiner en hauteur 1 mètre 20 ou 1 mètre 40…

Pour cette Grande Maison # 1, il va aussi s’agir de renouer dans la mesure du possible avec des techniques plus nobles et moins « polluantes ». Bannir acryls et vynils pour retrouver l’usage par exemple de la colle de peau et d’un gesso maison… La colle de peau est bien utile : tiède, elle « détrempe » le carton et sèche bien plus lentement qu’une colle vinylique, entraînant une certaine déformation du matériau. Reprendre donc quelques leçons en me plongeant dans les recettes de ma lointaine bible, « La technique de la peinture à l’huile » de Xavier de Langlais…

À suivre !