Des rambardes et garde-corps à la maison-phare # 2

Bouleversements, nouveau travail, réorganisation du temps, transferts d’énergie… Un premier trimestre 2019 quelque peu secoué qui m’a tenu éloigné de l’atelier.

Ça n’était pas sans danger : la maison-phare # 2 n’avait toujours pas reçu son appareillage de rambardes et garde-corps, présentant un risque élevé pour les promeneurs voulant s’y aventurer. Le problème (voir photos) est désormais réglé et le modèle pourra – dès que l’atelier d’été plus adapté aux pratiques salissantes aura ré-ouvert – recevoir ses enduits et jus colorés. La suite ? Ce sera probablement une série de 3 maisons-rochers (terme non définitif, mais j’imagine des architectures juchées sur de grands promontoires avec un travail du carton plus « minéral »), et surtout l’abord des tableaux avec châssis en bois… Va falloir que ça bouge, tout doit être prêt pour la prochaine expo : les Jacqu’Arts à Parthenay en septembre. On s’en reparle…

Un « couronnement » pour la maison-phare # 2

Enfin, le sommet de la maison-phare # 2 semble en voie d’achèvement…

Partie sur l’idée du pylône, la fragile construction s’orne d’arabesques. Elle sera finalisée par une étoile et quelques éléments genre antennes paraboliques pour lesquels je n’ai dans l’immédiat pas de solution technique satisfaisante. Et puis viendront toutes les rambardes des innombrables balcons et escaliers… Ces constructions de pylônes de par leur légèreté et leur transparence seront probablement beaucoup réutilisées dans les tableaux en projets.
À suivre, donc !

Maison-phare #2 « en cours d’habillage »…

Pendant l’exposition à la médiathèque de Melle, le travail continue. La deuxième maison-phare prend tournure. Un soupçon d’immeuble parisien ici et là ; une lanterne qui se voulait au départ inspirée des phares des Provinces Maritimes du Canada et prend finalement une tournure « orientalisante ». Le tout hissé sur une sorte de promontoire – c’est un phare de pleine mer – pour se protéger des vagues…

L’objet dans son état actuel est déjà en exposition à la médiathèque comme « chaînon manquant » entre les structures de base et les modèles finalisés déjà présentés.Il recevra plus tard un couronnement – probablement un pylône et / ou une grue, les rambardes des balcons et quelques aménagements ultimes.

À suivre !

Maisons Très Hautes : mise en couleurs (probablement) finale

Le revêtement coloré des grandes maisons
fait dans la sobriété…

…surtout du blanc, teinté de soupçons de terre de Sienne naturelle, de gris de Payne et de brun Van Dyck. Il s’agissait surtout de garder à l’objet une qualité de sculpture et une clarté favorisant le jeu des lumières et des ombres. Ne pas distraire le regard des reliefs et textures, et ajouter éventuellement l’agrément de quelques effets de coulures.

Maintenant, le travail sur les modèles parisiens beaucoup plus peints donne envie de renouer avec plus de couleur et pourquoi pas — comme pour les anciennes « maisons » de Montréal et du Canada — l’ajout d’objets et de personnages ?

À suivre !

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Maisons Très Hautes : plâtre et gesso

C’est parti, on passe à l’habillage final des maisons, utilisation de plâtre pour rectifier certains « défauts » — sans bien sûr totalement les masquer et « blanchiment » avec enduit de type gesso.

L’objectif semble atteint :

  • donner une cohérence à l’objet en « harmonisant » par l’enduit des éléments qui restaient visuellement trop disparates — cartons, allumettes, fil de fer, ficelle, etc. — dans leur matière et leurs couleurs ;
  • aller vers un aspect moins anecdotique et plus sculpté ;
  • dramatiser l’objet en favorisant le jeu de lumières et d’ombres sur les textures et les constructions.

Les objets devraient par la suite recevoir une mise en couleur, qui tiendra plus de la patine par jus colorés, histoire de « réchauffer » ce blanc un peu froid. Ce sera une étape passionnante, la touche ultime qui on l’espère donnera aux maisons leur aspect final et accompli en améliorant ce long processus de construction au lieu de finalement le saccager (!)…

L’angoisse nous paralyse !
Mais il faut quand même agir !
À suivre !

Pose des détails, suite et presque fin

L’inspiration me manque temporairement pour les deux prochaines grandes maisons à « habiller »…

La tentation serait de répéter les « manières » parisiennes, italiennes ou autre expérimentées sur les récents modèles mais bon… attendons que les maisons nous suggèrent elles-mêmes de quels habits elles veulent se draper…

Faisons une pause / pose des petits détails sur les maisons existantes — cheminées, balustrades des balcons, tuyauteries, etc.  — qui pourront ensuite s’acheminer vers les étapes plâtres, enduits, teinture.

Illustration avec quelques photos de la Maison Haute # 4 qui trouve enfin en guise de couronnement une sorte de réservoir d’eau new-yorkais…

Habillage de la plus haute des « Maisons Très Hautes »

La Maison Très Haute # 4 m’avait donné du fil à retordre ! En chantier depuis un an et demi…

…elle était restée longtemps à l’étape de deux machins grossiers moitié immeuble moitié tour accolés l’un à l’autre. L’installation dans l' »atelier d’été » avait fait sauter le blocage, même si la base adjointe avec le recul ne se révèle pas encore tout à fait satisfaisante.

La maison le plus haute construite à ce jour — dans les 1m70, mais il est sûr que quelque couronnement baroque viendra encore en augmenter la hauteur —  passe donc à l’étape « habillage ». De la vraie haute couture pour cette grande dame ! Car la tendance initiée avec la Maison-Phare # 1 se confirme :
– on ne fait plus dans le déchiré (enfin si, par endroits) mais dans la dentelle (et alors ? vive les contrastes !) ;
– on a quitté (provisoirement) Paris et on descend quelque part vers le Sud, l’Italie peut-être ? l’Orient déjà ?

C’est pas ce qui était attendu — tant mieux ! Alors bon… Suivons le mouvement, on n’a de toute façon pas le choix.

Vous embarquez avec moi ?

En route !

Une maison-phare #1 « all’italiana » ?

Retour du balancier, aller d’un extrême à l’autre. Après le grand, le tout petit. Travailler sur des maisons hautes grand format donnait envie par réaction de s’investir un peu dans le minutieux…

Une première « maison-phare » aborde donc l’étape « détails ». Déjà moins haute que ses aînées, elle abonde dans sa partie supérieure en éléments disparates, promesse d’un objet final comme on les aime, baroque et biscornu… Et ce qui était une façon de réservoir d’eau à la new-yorkaise sera finalement un sémaphore perché sur le toit. Allez comprendre, c’est ça l’imagination…

Surprise, on laisse (pour un temps ?) les toitures parisiennes pour aller vers quelque chose évoquant — du moins j’aime le penser — un Sud italien, voire vénitien. Une nouvelle mine d’idées ?  Évolution pas si étonnante à mieux regarder le carton utilisé, et portant l’inscription : « Fratelli Carli – Dal 1911 – Dolce di Pasqua »… Bientôt des maisons qui se mangent ?  🙂

« Maison Haute # 1 », couleur

La  Maison Haute # 1 — inspirée par une photo de Laurent Chéhère — aura mis du temps à trouver son aboutissement, dépassée entre-temps par ses grandes sœurs, les « Maisons Très Hautes ». Ces dernières refusaient tout enduit et peinture pour garder au carton sa complète expressivité. Mais — mouvement de balancier oblige — il était ici intéressant de gommer les couleurs et textes imprimés du matériau pour ne plus compter que sur sa texture. Retour donc des enduits et de la couleur ; mais cette dernière, loin d’un coloriage, ne consistant qu’en « jus » hâtifs (presque exclusivement gris de Payne et terre de Sienne naturelle). Quelques « accents » — un peu de noir aux fenêtres pour la profondeur — et l’objet reste plus proche de la sculpture que de la peinture.

Chercher, chercher…

… et trouver ?!
Oui mais alors provisoirement. Et recommencer à chercher parce que c’est quand même le but du « jeu », non ? Quand on aime le voyage, on ne veut pas « arriver » pour toujours. On risquerait sinon d’être un peu… « parvenu » (!).
À suivre !