Maisons Très Hautes : mise en couleurs (probablement) finale

Le revêtement coloré des grandes maisons
fait dans la sobriété…

…surtout du blanc, teinté de soupçons de terre de Sienne naturelle, de gris de Payne et de brun Van Dyck. Il s’agissait surtout de garder à l’objet une qualité de sculpture et une clarté favorisant le jeu des lumières et des ombres. Ne pas distraire le regard des reliefs et textures, et ajouter éventuellement l’agrément de quelques effets de coulures.

Maintenant, le travail sur les modèles parisiens beaucoup plus peints donne envie de renouer avec plus de couleur et pourquoi pas — comme pour les anciennes « maisons » de Montréal et du Canada — l’ajout d’objets et de personnages ?

À suivre !

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Maisons Très Hautes : plâtre et gesso

C’est parti, on passe à l’habillage final des maisons, utilisation de plâtre pour rectifier certains « défauts » — sans bien sûr totalement les masquer et « blanchiment » avec enduit de type gesso.

L’objectif semble atteint :

  • donner une cohérence à l’objet en « harmonisant » par l’enduit des éléments qui restaient visuellement trop disparates — cartons, allumettes, fil de fer, ficelle, etc. — dans leur matière et leurs couleurs ;
  • aller vers un aspect moins anecdotique et plus sculpté ;
  • dramatiser l’objet en favorisant le jeu de lumières et d’ombres sur les textures et les constructions.

Les objets devraient par la suite recevoir une mise en couleur, qui tiendra plus de la patine par jus colorés, histoire de « réchauffer » ce blanc un peu froid. Ce sera une étape passionnante, la touche ultime qui on l’espère donnera aux maisons leur aspect final et accompli en améliorant ce long processus de construction au lieu de finalement le saccager (!)…

L’angoisse nous paralyse !
Mais il faut quand même agir !
À suivre !

Habillage de la plus haute des « Maisons Très Hautes »

La Maison Très Haute # 4 m’avait donné du fil à retordre ! En chantier depuis un an et demi…

…elle était restée longtemps à l’étape de deux machins grossiers moitié immeuble moitié tour accolés l’un à l’autre. L’installation dans l' »atelier d’été » avait fait sauter le blocage, même si la base adjointe avec le recul ne se révèle pas encore tout à fait satisfaisante.

La maison le plus haute construite à ce jour — dans les 1m70, mais il est sûr que quelque couronnement baroque viendra encore en augmenter la hauteur —  passe donc à l’étape « habillage ». De la vraie haute couture pour cette grande dame ! Car la tendance initiée avec la Maison-Phare # 1 se confirme :
– on ne fait plus dans le déchiré (enfin si, par endroits) mais dans la dentelle (et alors ? vive les contrastes !) ;
– on a quitté (provisoirement) Paris et on descend quelque part vers le Sud, l’Italie peut-être ? l’Orient déjà ?

C’est pas ce qui était attendu — tant mieux ! Alors bon… Suivons le mouvement, on n’a de toute façon pas le choix.

Vous embarquez avec moi ?

En route !

Juin 2018 : le travail continue…

Les « Maisons Très Hautes » prospèrent dans l’atelier.
4 « géantes » à la construction bien avancée ont pris leur quartier dans un coin inoccupé en attendant la suite du programme. La plus haute culmine à 1m60 avant adjonction des « couronnements » (cheminées, antennes, que-sais-je). Les grandes lignes sont en place, l’œil a besoin de voir tout ça de loin avant de passer à l’étape suivante : habiller d’une enveloppe ces sortes d’armatures. Occasion de prendre quelques photos pour garder en mémoire les étapes, les jeux de matières et de clair-obscur.

Atelier juin 2018 : le travail reprend…

Pas facile de réamorcer la pompe à idées.
Mais je crois que ça repart…

C’était le but du jeu : prendre l’engagement d’une expo avec une date pas trop lointaine pour mettre de la pression et forcer l’artiste un peu récalcitrant à se remettre au boulot.
Des débuts chaotiques, essais infructueux en voulant construire à partir de dessins préparatoires — quelle erreur ! tu le sais pourtant que c’est par le matériau qu’il faut directement démarrer ! Puis reprendre plaisir à jouer avec le carton sans but précis, et l’imagination se décante et se structure.
Il fallait trouver une astuce pour déverrouiller la boîte à idées. La solution est venue en commençant par construire les sommets des maisons et pas les bases. Pour l’instant, 4 à 5 nouvelles « maisons très hautes » prennent forme dont certaines — c’était à prévoir — évoluent résolument vers des « maisons-phares ».
Comme pour tout dessin ou tableau, ce sont d’abord les grandes lignes, les grandes masses qu’il faut mettre en place. Les détails et l’habillage, c’est après… et contrairement aux apparences c’est bien plus simple ! On ne peut pas encore parler de « pilotage automatique » (ce beau moment où l’adrénaline et l’excitation surgissent et où les choses semblent alors se faire toutes seules), mais indubitablement il y a frémissement certain d’énergie…
À suivre  !