Maisons Très Hautes : mise en couleurs (probablement) finale

Le revêtement coloré des grandes maisons
fait dans la sobriété…

…surtout du blanc, teinté de soupçons de terre de Sienne naturelle, de gris de Payne et de brun Van Dyck. Il s’agissait surtout de garder à l’objet une qualité de sculpture et une clarté favorisant le jeu des lumières et des ombres. Ne pas distraire le regard des reliefs et textures, et ajouter éventuellement l’agrément de quelques effets de coulures.

Maintenant, le travail sur les modèles parisiens beaucoup plus peints donne envie de renouer avec plus de couleur et pourquoi pas — comme pour les anciennes « maisons » de Montréal et du Canada — l’ajout d’objets et de personnages ?

À suivre !

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Rue de la Bûcherie, peinture finale

Il y a près de deux ans…

… que le modèle attendait de recevoir son habillage final ! Une occasion agréable — après l’activité intense sur les maisons hautes à l’architecture plus baroque mais à la mise plus sobre — de renouer avec Paris et la couleur.

Rue de la Bûcherie © 2018 Jean-Marc Plumauzille

Le modèle sera exposé à la médiathèque de Melle à l’occasion de l’exposition des « maisons imaginaires et biscornues »…

Exposition Médiathèque de Melle 2018

Une maison-phare #1 « all’italiana » ?

Retour du balancier, aller d’un extrême à l’autre. Après le grand, le tout petit. Travailler sur des maisons hautes grand format donnait envie par réaction de s’investir un peu dans le minutieux…

Une première « maison-phare » aborde donc l’étape « détails ». Déjà moins haute que ses aînées, elle abonde dans sa partie supérieure en éléments disparates, promesse d’un objet final comme on les aime, baroque et biscornu… Et ce qui était une façon de réservoir d’eau à la new-yorkaise sera finalement un sémaphore perché sur le toit. Allez comprendre, c’est ça l’imagination…

Surprise, on laisse (pour un temps ?) les toitures parisiennes pour aller vers quelque chose évoquant — du moins j’aime le penser — un Sud italien, voire vénitien. Une nouvelle mine d’idées ?  Évolution pas si étonnante à mieux regarder le carton utilisé, et portant l’inscription : « Fratelli Carli – Dal 1911 – Dolce di Pasqua »… Bientôt des maisons qui se mangent ?  🙂

Cheminées et mitrons

Quant aux mitrons il n’est pas question ici d’apprentis en boulange ou pâtisserie, mais bien de ces « appareils de terre cuite placés à l’orifice d’un conduit de cheminée et destinés à supporter la mitre ».
Cheminées et mitrons — s’ils dévoilent comme les toits des maisons leur ascendance indubitablement parisienne — se doivent de gagner eux aussi en liberté et en expressivité pour convenir à des architectures désormais baroques.
Pour l’appareillage de finitions de la Maison Très Haute #3, on y travaille…

 

« 66, rue des Dames », plâtre et gesso

Étape passionnante, recouvrir en partie le carton de la construction, et ajouter les petits détails qui donnent de la vie et allègent le côté un peu massif de ce modèle, comme les mitrons des cheminées qui s’élancent multiples vers le ciel comme les tuyaux d’un orgue.
Un modèle « prêt à peindre »… mais on attendra un peu qu’il se repose. À suivre !

« 66, rue des Dames », construction

Le modèle fini de construire est prêt pour les enduits. Comme prévu, seulement le haut du « 66, rue des Dames » et son toit. Un immeuble unique, un objet simple, un peu massif, cubique, comme une base solide d’où s’envoleront les nombreux détails devant orner le toit après enduits : cheminées de formes et tailles diverses, mitrons, peut-être même antennes de télé ?…

« Rue de la Bûcherie », pose des détails avant gesso et peinture

Quelques dernières constructions avant d’aborder les choses sérieuses, ajouts de cheminées, mitrons, balcon…

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« Rue de la Bûcherie », étape plâtre

Pour ce modèle, les « mitrons » (les petits cylindres de terre cuite à l’extrémité des conduits de cheminée) seront placés après la première couche de plâtre, ainsi que des détails de finition comme les balustrades en métal. À suivre, donc !

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« Rue de la Bûcherie », construction

Après les exploitations « aquarellées » des trésors iconographiques de John d’Orbigny Immobilier, une première interprétation en volume et en carton. Comme pour la « rue Galande #2 », le modèle est « plat » ; pas d’arrière-cour, pas d’envers du décor pour se concentrer sur le rythme des façades côté rue… Un autre beau modèle assez volumineux : largeur 75 cm ; profondeur 24 cm ; hauteur 62 cm sans les « mitrons » des cheminées et autres détails du toit qui seront cette fois ajoutés après l’étape des enduits plâtre / gesso.
À suivre !

Tout ça… pour ça !…

… faire joujou avec des spots, habiller le modèle réduit avec des éclairages qui allongent les ombres des cheminées et des mitrons sur la tuile et le zinc, faufiler son regard et s’amuser à croire qu’on déambule sur les toits de Paris comme un chat de gouttière.