Cheminées et mitrons

Quant aux mitrons il n’est pas question ici d’apprentis en boulange ou pâtisserie, mais bien de ces « appareils de terre cuite placés à l’orifice d’un conduit de cheminée et destinés à supporter la mitre ».
Cheminées et mitrons — s’ils dévoilent comme les toits des maisons leur ascendance indubitablement parisienne — se doivent de gagner eux aussi en liberté et en expressivité pour convenir à des architectures désormais baroques.
Pour l’appareillage de finitions de la Maison Très Haute #3, on y travaille…

 

« 66, rue des Dames », plâtre et gesso

Étape passionnante, recouvrir en partie le carton de la construction, et ajouter les petits détails qui donnent de la vie et allègent le côté un peu massif de ce modèle, comme les mitrons des cheminées qui s’élancent multiples vers le ciel comme les tuyaux d’un orgue.
Un modèle « prêt à peindre »… mais on attendra un peu qu’il se repose. À suivre !

« 66, rue des Dames », construction

Le modèle fini de construire est prêt pour les enduits. Comme prévu, seulement le haut du « 66, rue des Dames » et son toit. Un immeuble unique, un objet simple, un peu massif, cubique, comme une base solide d’où s’envoleront les nombreux détails devant orner le toit après enduits : cheminées de formes et tailles diverses, mitrons, peut-être même antennes de télé ?…

« Rue de la Bûcherie », pose des détails avant gesso et peinture

Quelques dernières constructions avant d’aborder les choses sérieuses, ajouts de cheminées, mitrons, balcon…

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« Rue de la Bûcherie », étape plâtre

Pour ce modèle, les « mitrons » (les petits cylindres de terre cuite à l’extrémité des conduits de cheminée) seront placés après la première couche de plâtre, ainsi que des détails de finition comme les balustrades en métal. À suivre, donc !

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« Rue de la Bûcherie », construction

Après les exploitations « aquarellées » des trésors iconographiques de John d’Orbigny Immobilier, une première interprétation en volume et en carton. Comme pour la « rue Galande #2 », le modèle est « plat » ; pas d’arrière-cour, pas d’envers du décor pour se concentrer sur le rythme des façades côté rue… Un autre beau modèle assez volumineux : largeur 75 cm ; profondeur 24 cm ; hauteur 62 cm sans les « mitrons » des cheminées et autres détails du toit qui seront cette fois ajoutés après l’étape des enduits plâtre / gesso.
À suivre !

Tout ça… pour ça !…

… faire joujou avec des spots, habiller le modèle réduit avec des éclairages qui allongent les ombres des cheminées et des mitrons sur la tuile et le zinc, faufiler son regard et s’amuser à croire qu’on déambule sur les toits de Paris comme un chat de gouttière.

Place Saint-André-des-Arts, couleurs

Ça prend forme. Pas facile avec un modèle d’assez grande taille pas toujours aisé à manipuler. Les teintes et tons sont posés, les textures émergent. Éviter peut-être ici trop de détails et les noms sur les boutiques, pour ne garder que les masses colorées ? À voir. Comme de coutume, le modèle devra se « reposer » avant la pose des vernis finals…

« Place Saint-André des Arts », plâtre et enduits

Après la construction, les enduits. Un modèle assez imposant, puisqu’il mesure 53 cm de haut, 68 cm de large pour 43 cm de profondeur… Un beau travail de peinture en perspective. À suivre !

« Place Saint-André des Arts », construction achevée…

Voilà.
Pour d’autres renseignements sur ce modèle, consultez deux articles précédents : « Place Saint-André des Arts », construction en cours et « Place Saint-André des Arts »… La suite, les enduits, ce sera plus probablement après les fêtes.
À suivre !…  et d’avance, un Joyeux Noël et de belles et bonnes fêtes !