Vers plus d’imaginaire : la « Maison Très Haute # 1 »

Mes recherches actuelles vers le retour à  l’expressivité du carton, initiées par la Maison Haute # 1 se poursuivent avec l’élaboration en cours d’une « Maison Très (!) Haute # 1 ». Il s’agit — comme le nom semble le suggérer — d’un immeuble tout en hauteur (95 cm). Avec déjà en ligne de mire une déclinaison possible… et l’expatriation cartonnesque un jour vers les gratte-ciel de New York ? Ha ha ! Hubris dans le carton, on aura tout vu.
Un aperçu du premier état.

Maison Haute # 1

Étrange, non ? Bon, c’est loin d’être fini… La tendance semble donc pour l’instant privilégier l’imaginaire à une retranscription plus « réaliste » de l’habitat parisien. Mais il y a quand même du Paris là-dedans (le haut de l’immeuble et le toit, vous verrez…) ! La chose qui se façonne est au confluent d’influences multiples. Les « maisons volantes » de Laurent Chéhère (mais cette maison-ci ne flotte pas…), les invraisemblables structures architecturales de Sylvain Corentin, ma passion très ancienne pour les phares, qui trouvait un premier aboutissement il y a une dizaine d’années dans la production des « phares en carton » de l’Île-du-Prince-Edouard au Canada, et même l’étrange établissement de bains du Voyage de Chihiro de Hayao Miyazaki…

Bien évidemment les maquettes de Paris plus « réalistes » ne sont pas abandonnées, mais « il faut suivre les chemins de l’énergie et les mouvements du balancier » (hum, un peu trop philosophique tout ça, arrêter le vin ou passer à autre chose). Disons que le jeu moins contraint des mains et du matériau est plus excitant…

Ces nouveaux objets privilégient aussi l’usage de matériaux moins nocifs pour l’environnement (mais on ne peut pas tout maîtriser, entre autre les colles et encres contenues dans le carton). Avec, après les enduits et gesso fabriqués maison sur les conseils du maître Xavier de Langlais,  la découverte — enfin ! — d’une colle à bois à prise rapide Briançon via le site de matériaux écologiques Kenzai (vive les Auvergnats !). Bientôt des « maisons en carton biodégradables », histoire d’être fidèle à cette philosophie indienne voulant qu’on doit s’efforcer de « vivre et mourir en laissant le moins de traces possible »…

Album photos de la construction à suivre ! … bientôt 😉

« Maison Haute # 1 », construction

Nouvelle approche des « maisons en carton parisiennes », la Maison Haute # 1 — inspirée par une photo de Laurent Chéhère — répond au besoin de retrouver le matériau, de créer un objet qui existe par lui-même et pas seulement pour la fidélité à ce qu’il représente. Un objet peut-être moins « anecdotique » que les immeubles précédemment réalisés et qui se rapprocherait de la sculpture. Et puisque le carton permet la fabrication d’objets de grande taille relativement légers, cette maison mesure 80 centimètres de haut. En attendant d’autres Maison Hautes et peut-être une série de « Maisons Très Hautes » qui pourraient avoisiner en hauteur 1 mètre 20 ou 1 mètre 40…

Pour cette Grande Maison # 1, il va aussi s’agir de renouer dans la mesure du possible avec des techniques plus nobles et moins « polluantes ». Bannir acryls et vynils pour retrouver l’usage par exemple de la colle de peau et d’un gesso maison… La colle de peau est bien utile : tiède, elle « détrempe » le carton et sèche bien plus lentement qu’une colle vinylique, entraînant une certaine déformation du matériau. Reprendre donc quelques leçons en me plongeant dans les recettes de ma lointaine bible, « La technique de la peinture à l’huile » de Xavier de Langlais…

À suivre !