Une maison-phare #1 « all’italiana » ?

Retour du balancier, aller d’un extrême à l’autre. Après le grand, le tout petit. Travailler sur des maisons hautes grand format donnait envie par réaction de s’investir un peu dans le minutieux…

Une première « maison-phare » aborde donc l’étape « détails ». Déjà moins haute que ses aînées, elle abonde dans sa partie supérieure en éléments disparates, promesse d’un objet final comme on les aime, baroque et biscornu… Et ce qui était une façon de réservoir d’eau à la new-yorkaise sera finalement un sémaphore perché sur le toit. Allez comprendre, c’est ça l’imagination…

Surprise, on laisse (pour un temps ?) les toitures parisiennes pour aller vers quelque chose évoquant — du moins j’aime le penser — un Sud italien, voire vénitien. Une nouvelle mine d’idées ?  Évolution pas si étonnante à mieux regarder le carton utilisé, et portant l’inscription : « Fratelli Carli – Dal 1911 – Dolce di Pasqua »… Bientôt des maisons qui se mangent ?  🙂

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Juin 2018 : le travail continue…

Les « Maisons Très Hautes » prospèrent dans l’atelier.
4 « géantes » à la construction bien avancée ont pris leur quartier dans un coin inoccupé en attendant la suite du programme. La plus haute culmine à 1m60 avant adjonction des « couronnements » (cheminées, antennes, que-sais-je). Les grandes lignes sont en place, l’œil a besoin de voir tout ça de loin avant de passer à l’étape suivante : habiller d’une enveloppe ces sortes d’armatures. Occasion de prendre quelques photos pour garder en mémoire les étapes, les jeux de matières et de clair-obscur.

Atelier juin 2018 : le travail reprend…

Pas facile de réamorcer la pompe à idées.
Mais je crois que ça repart…

C’était le but du jeu : prendre l’engagement d’une expo avec une date pas trop lointaine pour mettre de la pression et forcer l’artiste un peu récalcitrant à se remettre au boulot.
Des débuts chaotiques, essais infructueux en voulant construire à partir de dessins préparatoires — quelle erreur ! tu le sais pourtant que c’est par le matériau qu’il faut directement démarrer ! Puis reprendre plaisir à jouer avec le carton sans but précis, et l’imagination se décante et se structure.
Il fallait trouver une astuce pour déverrouiller la boîte à idées. La solution est venue en commençant par construire les sommets des maisons et pas les bases. Pour l’instant, 4 à 5 nouvelles « maisons très hautes » prennent forme dont certaines — c’était à prévoir — évoluent résolument vers des « maisons-phares ».
Comme pour tout dessin ou tableau, ce sont d’abord les grandes lignes, les grandes masses qu’il faut mettre en place. Les détails et l’habillage, c’est après… et contrairement aux apparences c’est bien plus simple ! On ne peut pas encore parler de « pilotage automatique » (ce beau moment où l’adrénaline et l’excitation surgissent et où les choses semblent alors se faire toutes seules), mais indubitablement il y a frémissement certain d’énergie…
À suivre  !

Ouverture de « l’atelier d’été »

Le haut de la grange était jusqu’à présent un lieu d’entreposage pour les « maisons » de grande dimension. Les beaux jours revenus et la perspective de l’exposition de septembre aidant, il se transforme en « atelier d’été »…

L’installation est pour l’instant un peu de guingois, des planches jetées ici et là évitent de passer à travers le plancher (!), le nouveau lieu est à apprivoiser et à pratiquer. Mais l’endroit est déjà inspirant et lumineux, les murs de pierre très beaux. De l’espace ! Et puis retrouver un atelier séparé de l’habitation, c’est renouer avec une liberté de salir, jeter par terre, de laisser traîner, et pouvoir en fin de journée refermer la porte… pour la rouvrir avec bonheur le lendemain matin !

Les « maisons en carton » s’exposent à la Médiathèque de Melle

Ça y est ! Les « maisons hautes » les plus récentes s’estiment suffisamment « mûres » pour maintenant pouvoir s’exposer aux regards et mener leur existence propre…
Premier rendez-vous fin septembre à deux pas de l’atelier dans l’accueillante et dynamique
médiathèque de Melle (79)…

Une balade et une expo dans le cadre du programme
Terres de Lecture(s) 2018…

Les bibliothèques des Deux-Sèvres contribuent à un maillage culturel du territoire en milieu rural. Pour qu’il soit le plus solide possible, le Département confie à la Médiathèque départementale la mission d’animer ce tissu tout au long de l’année.
Desservir le territoire en livres, CD et DVD ; former les bénévoles et les salariés ; conseiller les élus locaux, autant d’activités régulières et peu spectaculaires, mais néanmoins essentielles pour maintenir un service de lecture publique de proximité.
Aussi, la dynamique du programme Terre de lecture (s) permet chaque année d’ouvrir les portes des bibliothèques à tous les habitants, gratuitement et sans inscription préalable, et de mettre en lumière le quotidien de lieux de lecture parfois modestes. Ce rendez-vous annuel permet d’inviter des auteurs, de nouer des partenariats, de coopérer…
Alors quoi de plus naturel que d’inviter Terre de lecture (s) 2018 à partager une réflexion sur la ruralité aujourd’hui ? Et surtout de partager avec vous des aventures humaines qui, en faisant le pari de l’art et de la création en milieu rural, portent l’espérance d’une nouvelle façon de vivre à la campagne…

Samedi 29 septembre
Regards passés présents et futurs

Balade | Cartes postales
animée par Nadine Perrigaud-Gallas et Michel Pineau

Départ à 14h30 Pont aux Roses


Afin d’interroger et de titiller notre rapport à la ruralité d’aujourd’hui, en constatant l’évolution de nos modes de vie et de notre environnement, quoi de mieux qu’une promenade guidée au cœur de Melle, notre petite cité rurale, au fil du temps devenue « rurbaine » …

Au cours de cette balade animée, commentée simultanément en français et en patois poitevin, des agrandissements de cartes postales anciennes montrant les édifices et les sites les plus emblématiques de Melle tels qu’ils étaient il y a un siècle et plus seront comme les témoins vivants de cette balade « à rebrousse-temps » …

Inauguration de l’exposition « Les maisons imaginaires »
de Jean-Marc Plumauzille
16h30 à la médiathèque de Melle
du 29 septembre 2018 au 5 janvier 2019


Des phares de son enfance construits en volume jusqu’aux tableaux en relief et aux maquettes de
décors de théâtre, Jean-Marc Plumauzille a toujours pu compter sur le carton et le papier – matières humbles, récupérables et aisément transformables – pour donner corps à ses idées. Ce furent quand il résidait au Canada les « maisons heureuses », répliques miniatures et colorées du Montréal populaire. Puis, après son retour en France, la « mise en carton » des immeubles – et des toits ! – parisiens.
À partir de 2016, le carton se libère soudain pour exister dans ses textures et ses défauts. Naissent alors les premières « maisons hautes », des référentiels architecturaux plus flous, Paris et ses toits, des tours, encore des phares, quelque chose du Sud, de l’Italie ; des objets un peu fous et baroques où peuvent subsister tous les accidents et repentirs, où prime le jeu des yeux et des mains, et où le « bac à chutes » devient un réservoir d’idées. Un champs d’expérimentations s’ouvre, un Manhattan ou un San Geminiano de carton s’élabore…

Les mini-mondes de Ronan-Jim Sévellec

Plonger dans les univers minuscules de Ronan-Jim Sévellec est un émerveillement. Artiste de l’infiniment petit, il met son imaginaire en boîtes, donnant vie avec une extrême minutie aux ambiances, décors et atmosphères qui peuplent ses souvenirs et son imaginaire. Ces lieux visités, occupés, aimés ou fantasmés, ils les façonnent des mois durant, voire des années.

(…) Ses premières mises en boîtes remontent à la fin des années 80. C’est d’abord dans des vieux tiroirs dont ils ôtent les poignées que cet artiste, né en 1938, donne vie à ses premiers mondes miniatures. Chacun fourmille de détails. Il y a une joie enfantine à vouloir tout voir, ne manquer aucun objet ou message caché. Dans son atelier, à quelques kilomètres de paris, il accumule les morceaux de matières, les fragments et rebus qui lui serviront à modeler les moindres détails de ses compositions. Un travail de fourmi.

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