Expo : Les Jacqu’Arts de Parthenay

Les Maisons de Carton s’exposent…

avec plaisir lors de l’édition 2019 des Jacq’Arts de Parthenay. 3 fins de semaine en septembre, des « Cathédrales et citadelles imaginaires », la très belle Maison Dieu de Châtillon-sur-Thouet partagée avec Annie-Claude Ferrando et Florence Malcombe. Une occasion de (re)découvrir quelque Maison Haute voire Très Haute, Maison-Phare, et les derniers tableaux : petites Inventions, Bateaux-Phares et autres Bouées-Balises…

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Une démarche artistique / An artist statement

Dès mon enfance je me passionnais pour le carton, matière humble, récupérable et aisément transformable. Des phares construits en volume aux tableaux en relief et aux maquettes de décors de théâtre, j’ai toujours depuis pu compter sur ce matériau-ami pour donner corps à mes idées. Comme entre 2000 et 2007 – je résidais alors au Canada – pour créer les « maisons heureuses », répliques miniatures et colorées des habitations du Montréal populaire, quais de pêcheurs et phares (encore !) des Provinces Maritimes de l’est canadien. Le thème de la maison, symbole de refuge et de l’être intérieur, ne venait pas par hasard à un migrant qui même à l’intérieur de sa ville natale, Paris, cultivait une forme d’itinérance.  En savoir plus…

Even as a child, I had a passion for simple, reclaimable, and brilliantly transformable materials. As such, cardboard is both my inspiration and instrument. From three-dimensional lighthouses, to relief paintings and theater set models, I can always depend on the material to structure my ideas. Between 1998 and 2007, I lived in Canada. During this time, I used it to create “happy homes,” colorful replicas of everyday Montreal housing, fishermen’s wharves and lighthouses (once again!) from Eastern Canada’s Maritime Provinces. The theme of the home, the symbol of refuge and self-reflection, was a product of my experience as a city dweller that always had strong connections to wandering, even in my hometown of Paris.  Learn more…

A work in progress…

L’exercice est toujours amusant…

… de documenter l’avancée d’un travail par des prises de vues régulières.
Un peu cruel aussi : le tableau n’était-il finalement pas plus intéressant à telle ou telle étape, et n’aurait-il pas fallu alors s’en tenir là ?…
Tant pis… la leçon vaudra peut-être pour les tableaux à venir.
Ici, 3 « tableaux-bouées/bateaux-balises » dont le format est finalement plus allongé que le double-carré initialement prévu.

 

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Tableaux-bouées-balises : premiers enduits

Après les canicules…

…l’atelier d’été redevient hospitalier. Un passage pour les étapes des enduits, plâtre et gesso sur la dernière haute « maison-phare # 2 » et les derniers tableaux en reliefs…

Textures brutes en opposition aux structures fines, et « bricoles »

Le travail avance avec les 3 premiers tableaux sur panneaux de bois (40×60 cm)…

et la mise en relief des anciens dessins de ce qui m’a toujours semblé être des « bateaux-phares » ou « bouées-balises ». Recherche de textures dans les « collés-déchirés » de couches de carton, avec une matière plus brute apparaissant en contraste des structures construites et minutieuses. Développement aussi de ce qu’on qualifiera de « bricoles » : petits éléments, spirales, cônes, anneaux, etc. qui avec les « personnages » viennent ajouter leur détail et en quelque sorte peupler l’ensemble.

Un beau terme d’ailleurs que cette « bricole » ; à la fois « besogne, travail intermittent d’une technique sans garantie et de faible rendement » et « petit accessoire, menu objet ; chose insignifiante ; synonyme : babiole ».
À retenir…

Carton « malmené » et panneaux de bois

Nouveau retour de balancier…

Démarrage d’une série de tableaux un peu plus grands sur panneau de bois. Les fines structures de carton genre pylônes – apparues comme couronnements des dernières « maisons hautes » et exploitées dans les trois derniers petits tableaux – ramenaient à des compositions dessinées et peintes du milieu des années 90. Mais alors développons-les cette fois en 3 dimensions ! Et puis après la concentration due aux détails, il était besoin de se lâcher un peu ! La taille un peu plus grande des tableaux incite à revenir à un traitement plus énergique du carton : collages-arrachages, déchirures, etc. Recommencer à chercher la belle matière !